Concrètement, la mise en œuvre nécessite la construction d’infrastructures spécifiques. La société Kindly Earth collabore actuellement avec Scottish Water pour ériger des chambres pressurisées dédiées. Ces installations requièrent l’obtention de permis de construire et la coordination avec les autorités chargées de gérer les effluents issus du processus. Un chantier technique complexe qui devrait aboutir dans quinze mois.
Cette décision positionne l’Écosse comme pionnière d’une révolution funéraire qui répond aux préoccupations écologiques croissantes. Une alternative qui repose sur un procédé aussi méconnu qu’étonnant.

La Technique Dévoilée : Quand Le Corps Est Dissous À 150 Degrés
Derrière cette innovation se cache un processus radicalement différent des méthodes traditionnelles. Le corps du défunt est d’abord enveloppé dans un linceul biodégradable, généralement tissé en soie ou en laine, avant d’être placé dans une cuve hermétique sous pression. Cette chambre est remplie d’un mélange composé de 95 % d’eau et 5 % d’hydroxyde de potassium.
Le liquide est ensuite chauffé à près de 150 degrés, température qui accélère considérablement le processus naturel de décomposition. Contrairement à la crémation classique qui réduit le corps par les flammes à plus de 800 degrés, l’aquamation reproduit ce que ferait la terre en plusieurs années, mais en quelques heures seulement. Il ne subsiste alors que les os, soigneusement rincés et séchés.
La dernière étape fait intervenir un appareil nommé crémulateur, identique à celui utilisé dans les crématoriums traditionnels. Cet équipement réduit les ossements en une poudre fine, similaire aux cendres que les familles peuvent récupérer après une crémation par le feu. Le résultat final demeure donc identique pour les proches, seul le processus diffère.
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