Ces conséquences fonctionnelles ont un impact direct sur l’autonomie des personnes concernées. La prise en charge précoce — médicale, kinésithérapeutique ou via des compléments alimentaires ciblés — vise précisément à retarder l’apparition de ces stades les plus invalidants.
Femmes, surpoids, hérédité: les profils les plus exposés à la maladie
Si l’arthrose est liée en premier lieu au vieillissement, plusieurs facteurs augmentent significativement les risques. Les femmes sont nettement plus touchées que les hommes, en particulier après la ménopause, période à laquelle les os deviennent plus fragiles. Les hormones féminines jouent un rôle protecteur pour les articulations, et leur diminution accélère l’usure du cartilage.

Le surpoids constitue un autre facteur aggravant majeur. Selon la Fondation Arthrose, l’obésité multiplierait par 7 le risque d’arthrose sévère du genou, en raison des contraintes mécaniques supplémentaires exercées sur les articulations portantes. Une mutuelle santé prenant en charge un suivi nutritionnel peut, dans ce contexte, représenter un levier de prévention.
L’hérédité entre également en jeu, notamment pour l’arthrose du genou et de la main. Certaines personnes présentent une prédisposition génétique à développer la maladie, indépendamment de leur mode de vie.
Enfin, les activités physiques et professionnelles intenses exposent à une arthrose prématurée. Les déménageurs, les carreleurs, mais aussi les sportifs de haut niveau pratiquant le rugby, le football, la danse ou le baseball figurent parmi les profils les plus à risque. Des anomalies morphologiques comme les dysplasies ou les subluxations peuvent également déclencher une arthrose de la hanche ou du genou.
Les prochaines étapes pour les personnes qui s’interrogent sur leurs symptômes passent par une consultation médicale, seule à même de poser un diagnostic par imagerie et examen clinique. La question de la prise en charge précoce — notamment pour les profils à risque identifiés (femmes ménopausées, personnes en surpoids, travailleurs manuels) — reste un enjeu de santé publique sur lequel les autorités sanitaires et les sociétés savantes continuent de travailler. Les modalités de remboursement des traitements et du suivi kinésithérapeutique par les mutuelles santé constituent également un point d’attention pour les patients concernés.
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