La cour d’appel de Paris a condamné en mai 2026 un couple résidant en Haute-Corse à de l’emprisonnement avec sursis pour avoir inscrit une fausse identité de Brigitte Macron dans leur déclaration d’impôts au printemps 2024. La manipulation avait provoqué une correction automatique dans les systèmes de la Direction générale des finances publiques, faisant apparaître la Première dame sous le nom « M. Trogneux Jean-Michel, dit Brigitte » dans son espace personnel en ligne. Ce jugement infirme la relaxe prononcée en première instance et s’inscrit dans un contexte judiciaire marqué par une mobilisation sans précédent contre le harcèlement ciblant l’épouse du président de la République.
En bref
- —Un couple corse condamné à de la prison avec sursis en appel
- —La manipulation a modifié les données officielles de la Première dame
- —Dix personnes déjà condamnées pour cyberharcèlement en janvier 2026
Une déclaration fiscale transformée en outil de harcèlement
Au printemps 2024, Juliette et Laurent A., résidant en Haute-Corse, ont exploité une vulnérabilité du système de déclaration en ligne des impôts pour cibler Brigitte Macron. Dans leur formulaire fiscal, à la rubrique réservée aux « autres personnes invalides à charge », le couple a inscrit une liste comprenant l’ensemble des membres du gouvernement, des parlementaires, le président de la République et le président ukrainien — qualifié de « nazi ». Brigitte Macron y apparaissait quant à elle sous l’identité « M. Trogneux Jean-Michel, dit Brigitte », une formulation destinée à propager une rumeur transphobe infondée.
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