Dans les laboratoires de l’Université du Texas à Austin et…

Une Percée Scientifique Majeure Contre Le Cancer
Dans les laboratoires de l’Université du Texas à Austin et de l’Université de Porto, une découverte pourrait bouleverser la lutte contre le cancer. Publiée dans la revue ACS Nano, une thérapie révolutionnaire combine des particules d’oxyde d’étain et une lumière LED proche infrarouge pour détruire les cellules cancéreuses avec une précision chirurgicale. Les résultats en laboratoire dépassent les espérances : 92 % des cellules cancéreuses cutanées éliminées en trente minutes, sans endommager les tissus sains environnants.
Cette collaboration transatlantique soutenue par le programme UT Austin Portugal s’attaque à un enjeu de santé publique majeur. En France, l’Institut national du cancer recense 47 500 nouveaux cas de cancers colorectaux diagnostiqués en 2023. Face à ces chiffres, le dispositif développé par les chercheurs Jean Anne Incorvia et Artur Pinto offre une alternative aux traitements conventionnels. Sur les cellules de cancer colorectal, l’efficacité atteint 50 % en laboratoire, un taux prometteur pour une technologie encore en phase expérimentale.
Le principe repose sur des nanoflakes d’oxyde d’étain, appelées SnOx, injectées à proximité des zones cancéreuses. Activées par une lumière LED, ces particules convertissent l’énergie lumineuse en chaleur localisée, ciblant exclusivement les cellules malades. Contrairement aux lasers coûteux et encombrants utilisés en photothérapie classique, cette approche privilégie des LED accessibles et non invasives. La simplicité du dispositif pourrait accélérer son déploiement dans divers contextes médicaux, ouvrant la voie à une démocratisation des traitements ciblés.

La Technologie Des Nanoflakes : Précision Et Innovation
Cette révolution thérapeutique repose sur un mécanisme d’une élégance redoutable. Les particules SnOx, injectées directement à proximité des tumeurs, agissent comme des antennes microscopiques. Lorsque la lumière LED proche infrarouge les atteint, elles absorbent l’énergie et la transforment en chaleur concentrée. Ce processus de conversion thermique localisée détruit les cellules cancéreuses par hyperthermie ciblée, sans exposer les tissus adjacents à la moindre agression.
Le ciblage exclusif des cellules malades constitue le véritable coup de maître. Contrairement aux traitements systémiques qui inondent l’organisme de substances toxiques, ces nanoflakes restent confinées dans la zone d’injection. Leur activation « à la demande » par simple exposition lumineuse offre un contrôle inédit au praticien, qui peut moduler l’intensité et la durée du traitement selon la réponse tumorale observée.
Articles suggérés
À 27 ans, elle quitte Madrid pour un village de 9 habitants: 200 €/mois suffit
À 27 ans, l'Espagnole Lucia a quitté Madrid pour s'installer dans un village galicien de neuf habitants, où elle restaure seule une maison centenaire.…

