
Mais si la maladie devait revenir, sa décision est irrévocable. « J’ai fait des combats que j’ai choisis. Ce dernier, on me l’a imposé et j’ai fait tout ce qu’on m’a dit. Je ne regrette pas d’avoir pris ce chemin, mais je ne le reprendrai plus », déclare-t-il. Il refuse catégoriquement de « souffrir dans les hôpitaux pour vivre un certain temps ».
Ce positionnement, il le revendique avec une considération particulière pour ceux qui font un choix différent. « Je ne voudrais pas blesser les gens qui se battent au quotidien pour sortir de ça, mais c’est ma vie. Elle m’appartient. » Une formule sobre qui résume la philosophie d’un homme qui a toujours voulu choisir ses combats.
Christophe Pinna n’a pas encore reçu le mot libérateur de « rémission ». Mais il sait déjà ce que ce verdict changera — ou ne changera pas — à sa vision des soins. Dans un univers médiatique où la maladie est souvent racontée sous l’angle du combat à tout prix, sa prise de position tranche par sa lucidité et son humanité. Elle rappelle qu’au-delà des traitements et des statistiques, la liberté de choisir comment on veut vivre reste peut-être l’un des droits les plus fondamentaux.
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