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30 août 2026
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Canicule fin juillet: ce que prévoient vraiment les modèles

Prévisionniste comparant deux cartes de chaleur sans texte
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le modèle américain GFS repoussait alors la hausse la plus nette vers la fin du mois. Ces projections ne suffisent pas à annoncer une canicule: la position exacte des hautes pressions, la direction des flux et la durée de l’épisode peuvent encore évoluer sensiblement à une telle échéance.

Les prévisions officielles disponibles à court terme décrivent d’abord une accalmie. Météo-France attend pour jeudi 16 juillet des températures supérieures à 35 °C principalement de l’Occitanie à la vallée du Rhône, à la Provence et à la Corse. La baisse doit se poursuivre vendredi et durant le week-end, malgré des valeurs encore supérieures aux normales.

Deux vagues nationales, et non trois, depuis le 17 juin

La chronologie officielle impose une distinction entre canicules départementales et vagues de chaleur mesurées à l’échelle nationale. Météo-France recense une première vague du 17 au 30 juin 2026, la 52e enregistrée en France depuis 1947. Une nouvelle vague nationale a ensuite commencé le 4 juillet.

Station météorologique nationale sous un soleil estival intense
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Des épisodes précoces ont bien entraîné des vigilances canicule dans certaines parties du pays à la fin du mois de mai. Ils ne constituent toutefois pas automatiquement une vague nationale, qualification fondée sur l’indicateur thermique calculé à partir de 30 stations réparties sur le territoire.

Pour être retenu comme vague de chaleur nationale, cet indicateur doit atteindre au moins 25,3 °C pendant une journée et rester supérieur ou égal à 23,4 °C durant trois jours au minimum. L’épisode prend fin lorsqu’il passe sous certains seuils pendant une durée définie. Parler dès maintenant d’une quatrième vague nationale est donc prématuré.

Canicule et vague nationale: deux mesures différentes

La vigilance canicule repose sur des seuils sanitaires adaptés à chaque département, notamment aux températures minimales et maximales attendues pendant au moins trois jours. Une vague de chaleur nationale est déterminée séparément à partir d’un indicateur thermique couvrant l’ensemble du pays.

Juin atteint 22,7 °C et les sols battent un record de sécheresse

L’incertitude sur la fin juillet n’efface pas le caractère exceptionnel des chaleurs déjà observées. Avec une température moyenne de 22,7 °C, soit 3,8 °C au-dessus de la normale 1991-2020, juin 2026 est devenu le mois de juin le plus chaud jamais mesuré en France, devant juin 2003 et juin 2025.

Sol profondément craquelé après plusieurs semaines de chaleur
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les températures moyennes sur 24 heures des 24 et 25 juin ont atteint 30 °C à l’échelle du pays, un niveau jamais relevé auparavant. Plus de 40 % du territoire a dépassé 40 °C au moins une fois. Bordeaux a atteint 42,5 °C, Nantes 42,2 °C et Strasbourg 40,4 °C, franchissant ce seuil pour la première fois depuis le début de ses mesures en 1945.

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