Les implications débordent largement du cadre judiciaire. Oublier un médicament vital, confondre les instructions d’un collègue, attribuer à tort une conversation critique à la mauvaise personne : ces erreurs quotidiennes découlent directement des dysfonctionnements mémoriels documentés. Les utilisateurs réguliers développent peut-être une tolérance aux effets euphorisants, mais leurs capacités cognitives restent altérées de manière prévisible.
Les auteurs appellent à repenser urgemment les politiques publiques. Informer les consommateurs de ces effets devient une priorité sanitaire critique. D’ici là, la justice et la médecine composent avec une population croissante dont les souvenirs, aussi sincères soient-ils, ne reflètent pas la réalité vécue mais une reconstruction partielle façonnée par le THC.
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