
Mais cette stratégie est vivement critiquée par des organisations de défense des droits humains. Human Rights Watch et Amnesty International ont dénoncé des détentions arbitraires, des mauvais traitements présumés et des atteintes au droit à un procès équitable dans le cadre du régime d’exception.
L’accès à un avocat, aux proches et à des procédures transparentes est au cœur des critiques. Pour les ONG, l’enjeu n’est pas seulement le sort des personnes incarcérées au CECOT, mais aussi la capacité d’un État à lutter contre la criminalité sans suspendre durablement les garanties fondamentales.
L’article source indique que plus de 109 000 personnes seraient désormais derrière les barreaux au Salvador, soit près de 2 % de la population. Ce chiffre illustre l’ampleur d’une politique pénale qui dépasse le seul cas du CECOT.
Un régime d’exception controversé
Le Salvador mène depuis plusieurs années une politique de répression massive contre les gangs. Le gouvernement met en avant la baisse de la violence, tandis que les ONG alertent sur les détentions arbitraires et l’affaiblissement des garanties judiciaires.
Le CECOT incarne une réponse sécuritaire radicale : visible, assumée et politiquement rentable pour Nayib Bukele. Mais derrière l’image d’un État qui reprend le contrôle, les conditions de détention et les critiques des ONG posent une question centrale : jusqu’où une démocratie peut-elle aller au nom de la sécurité sans renoncer aux droits fondamentaux ?
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