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Chalençon déchaîné après les violences PSG : la justice saisie

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Le 7 mai 2026, alors que Paris se remettait d’une nuit de violences liées à la qualification du PSG pour la finale de la Ligue des champions, Pierre-Jean Chalençon publiait depuis Bangkok plusieurs vidéos à caractère islamophobe et raciste sur le réseau social X. Ces déclarations, qui ont immédiatement suscité une vague d’indignation, ont conduit à une saisine judiciaire par le député LFI Thomas Portes et à un dépôt de plainte de l’association SOS Racisme.

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En bref

  • 127 personnes interpellées lors des violences post-PSG à Paris
  • Chalençon traite les musulmans de «sous-hommes» depuis Bangkok
  • LFI et SOS Racisme saisissent la justice pour propos racistes

Paris en chaos après la qualification du PSG en finale

Dans la nuit du 6 au 7 mai 2026, le Paris Saint-Germain s’est qualifié pour la finale de la Ligue des champions après un match nul (1-1) face au Bayern Munich lors du match retour de la demi-finale. Ce résultat historique, attendu par des dizaines de milliers de supporters, a cependant été suivi de débordements d’une ampleur rare dans la capitale.

Paris en chaos après la qualification du PSG en finale
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Des affrontements entre groupes de fauteurs de troubles et les forces de l’ordre ont éclaté dans plusieurs quartiers emblématiques de Paris. Au Trocadéro et sur les Champs-Élysées, les accrochages se sont poursuivis jusqu’à 3 heures du matin. Place de la Concorde, une voiture a été incendiée et d’importantes dégradations ont été commises.

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Le bilan final, communiqué par le préfet de police Laurent Nuñez, est lourd : 127 interpellations dans la région parisienne, dont 107 à Paris, 23 policiers légèrement blessés et 11 civils touchés, parmi lesquels une personne grièvement atteinte par un mortier d’artifice.

127
personnes interpellées dans la région parisienne lors de la nuit de violences qui a suivi la qualification du PSG, dont 107 à Paris. Vingt-trois policiers ont par ailleurs été légèrement blessés.

Une diatribe filmée depuis Bangkok : les propos qui ont choqué la France

C’est depuis son domicile en Thaïlande que Pierre-Jean Chalençon a choisi de réagir aux événements parisiens. L’ancien visage de l’émission Affaire conclue sur France 2 a publié plusieurs vidéos sur le réseau X dans lesquelles il s’en prend avec une violence verbale rare aux personnes impliquées dans les débordements, ainsi qu’aux musulmans de manière générale.

Une diatribe filmée depuis Bangkok : les propos qui ont choqué la France
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ses propos ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. «C’est la mixité ! Des sous-hommes ! Des ordures ! Je ne ferais pas de quartiers !», lançait-il d’emblée. Il poursuivait : «Ces gens-là ne travaillent pas. Ils sont assistés par les aides sociales et par le chômage. On n’en peut plus de tous ces islamistes, de cette religion de merde.»

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Chalençon s’en prenait également au gouvernement, qualifié de «gouvernement de tafiottes», et au ministre de l’Intérieur, jugé «pathétique». Il concluait ses interventions par un «Vive Jean-Marie Le Pen», formule qui a particulièrement heurté les internautes et les responsables politiques. Des menaces de mort et des appels à une intervention militaire ont également été relevés dans ses prises de parole.

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La justice saisie : un député et SOS Racisme passent à l’action

Face à l’ampleur de la polémique, le député Thomas Portes, élu de Seine-Saint-Denis sous l’étiquette La France insoumise, a réagi dès le 8 mai en saisissant la procureure de la République de Paris. «Suite aux propos racistes et aux appels aux meurtres de Pierre-Jean Chalençon, je saisis ce soir la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40», a-t-il écrit sur X.

La justice saisie : un député et SOS Racisme passent à l'action
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans la foulée, l’association SOS Racisme a annoncé avoir déposé plainte auprès du procureur pour injure publique raciste et provocation à la haine raciste. L’organisation s’appuie sur les vidéos diffusées publiquement, qui constituent selon elle des infractions pénales caractérisées au regard de la loi française.

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À ce stade, aucune décision judiciaire n’a encore été rendue. Les saisines ouvrent la voie à une éventuelle enquête préliminaire, mais les suites concrètes dépendront de l’appréciation du parquet quant à la qualification pénale des faits visés.

L’article 40 : une obligation légale

L’article 40 du Code de procédure pénale oblige tout fonctionnaire ou élu à informer le procureur de la République dès lors qu’il prend connaissance d’un crime ou d’un délit. Cette procédure ne constitue pas une plainte directe, mais un signalement officiel susceptible de déclencher une enquête préliminaire. C’est sur cette base que le député Thomas Portes a agi, en parallèle du dépôt de plainte déposé par SOS Racisme.

La vidéo générée par IA : Chalençon persiste et s’enfonce

Plutôt que d’apaiser la situation, Pierre-Jean Chalençon a choisi d’escalader la polémique. Le 9 mai 2026, il a publié sur X une nouvelle vidéo générée par intelligence artificielle dans laquelle il est mis en scène avec le député Thomas Portes dans une parodie romantique librement inspirée du film Un homme et une femme de Claude Lelouch.

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La vidéo générée par IA : Chalençon persiste et s'enfonce
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans cette courte séquence, les deux hommes apparaissent en train de danser et de s’enlacer dans les rues de Paris, entourés de personnages présentés comme étant de confession musulmane. La voix off ironise : «Ah mon Thomas, on est si bien ensemble, c’est beau la France. Ah mon chéri on va se taper un couscous bébé ?». La publication a immédiatement relancé les critiques contre l’ancien collectionneur.

Cette nouvelle sortie s’inscrit dans un schéma bien établi. Depuis son départ d’Affaire conclue, Pierre-Jean Chalençon enchaîne les sorties controversées sur les réseaux sociaux, cultivant une posture de provocateur assumé. Cette affaire illustre une fois de plus les tensions entre liberté d’expression et dispositions pénales françaises encadrant les discours de haine.

Cette affaire soulève des questions qui dépassent le seul cas de Pierre-Jean Chalençon. Elle met en lumière la persistance de discours haineux en ligne dans les moments de tension sociale, et la capacité de la justice à y répondre. Si les plaintes aboutissent à des poursuites, l’ancien animateur pourrait être jugé pour injure publique raciste et provocation à la haine, des infractions passibles de sanctions pénales. Dans l’attente d’une décision du parquet, l’affaire continue de nourrir un débat plus large sur la responsabilité des personnalités publiques dans leurs prises de parole sur les réseaux sociaux.

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