Car si ce système fait partie du quotidien pour réserver un vol, son application au secteur culturel marque une rupture. Les concerts français n’avaient jamais connu de tels écarts de tarification : passer de 211,50 euros à 855 euros entre la sélection et le paiement constitue une première absolue. Cette ampleur de variation, documentée en direct par les internautes, dépasse tout ce que l’industrie musicale hexagonale avait osé jusqu’ici.
Le cas Céline Dion devient ainsi un précédent inquiétant. Si un artiste de cette envergure peut imposer des prix évoluant au gré des clics, quelle sera la prochaine étape ? La question dépasse désormais le simple cadre commercial pour interroger frontalement l’accessibilité de la culture. Quand assister à un concert exige un budget équivalent à plusieurs semaines de travail, la frontière entre événement artistique et produit de luxe s’efface dangereusement.
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