La journaliste a conclu l’échange en rappelant un chiffre: 123 femmes avaient été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon l’année précédente. Patrick Sébastien a acquiescé, ajoutant: « C’est évident. Et d’ailleurs, ce qui m’embête c’est que tout le combat des féministes ne fait pas baisser le nombre. Ça serait bien si le nombre baissait, je ne sais pas quelles sont les mesures à prendre… »
Un dérapage qui relance le débat sur la parole publique et les féminicides
L’échange a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, où la formule « crime passionnel banal » a suscité de nombreuses réactions. La séquence illustre la persistance, y compris dans des espaces médiatiques, d’un vocabulaire que les associations et les pouvoirs publics cherchent depuis des années à faire évoluer.

Patrick Sébastien a finalement concédé l’usage du mot féminicide, tout en renvoyant la question terminologique « aux gens du lexique », sans exprimer de position tranchée sur le fond. Son hésitation sur l’existence d’un équivalent masculin au féminicide a également été relevée comme révélatrice d’une méconnaissance du cadre conceptuel entourant ces violences.
La condamnation de Cédric Jubillar est désormais susceptible d’un appel, une procédure qui pourrait relancer l’affaire devant une nouvelle cour d’assises. Sur le plan du débat public, la séquence avec Patrick Sébastien pose la question de la place accordée aux personnalités médiatiques pour commenter des affaires judiciaires sensibles, et du traitement réservé au vocabulaire des violences faites aux femmes dans les médias audiovisuels.
Articles suggérés
Caisses automatiques: la fraude par superposition inquiète
Une méthode de fraude aux caisses automatiques, la « technique de la superposition », inquiète la grande distribution depuis quelques mois. Elle consiste à…

