
En visionnant les images, la journaliste a été frappée par le réalisme du montage. «J’ai découvert, je me suis regardée et je reconnais ma voix. J’ai juste à un moment une déformation de la bouche mais en réalité je ne sais pas comment ils ont fait», confie-t-elle. Seul cet infime défaut trahissait la falsification.
Une mise en demeure annoncée au nom de la déontologie journalistique
Face à cette usurpation, Émilie Tran Nguyen a choisi la voie judiciaire. «J’en ai parlé à mon avocat, il y aura une mise en demeure», annonce-t-elle.

Elle invoque également les règles de sa profession pour couper court à toute ambiguïté: «On a une déontologie du journaliste, on ne doit pas faire de publicité pour des marques. Donc je le dis je ne fais aucune publicité pour aucune marque.»
La journaliste conclut sur une note d’inquiétude: «C’est inquiétant», une formule brève qui résume la nature inédite de la menace que représentent ces manipulations pour les personnalités publiques.
Articles suggérés
Retraite chauffeur-routier : 1 187 € par mois en moyenne, et un départ possible à 59 ans
Un chauffeur-routier salarié perçoit en moyenne 1 187 euros par mois de pension de retraite, selon Pleine Vie. Mais un dispositif méconnu, le Congé…

