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20 octobre 2026
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Deepfake sur TikTok: Émilie Tran Nguyen porte l’affaire devant la justice

Personne regardant une vidéo suspecte sur un smartphone, vue de dos
Image d’illustration © Toptenplay

En visionnant les images, la journaliste a été frappée par le réalisme du montage. «J’ai découvert, je me suis regardée et je reconnais ma voix. J’ai juste à un moment une déformation de la bouche mais en réalité je ne sais pas comment ils ont fait», confie-t-elle. Seul cet infime défaut trahissait la falsification.

Une mise en demeure annoncée au nom de la déontologie journalistique

Face à cette usurpation, Émilie Tran Nguyen a choisi la voie judiciaire. «J’en ai parlé à mon avocat, il y aura une mise en demeure», annonce-t-elle.

Documents juridiques posés sur un bureau, stylo en évidence
Image d’illustration © Toptenplay

Elle invoque également les règles de sa profession pour couper court à toute ambiguïté: «On a une déontologie du journaliste, on ne doit pas faire de publicité pour des marques. Donc je le dis je ne fais aucune publicité pour aucune marque.»

La journaliste conclut sur une note d’inquiétude: «C’est inquiétant», une formule brève qui résume la nature inédite de la menace que représentent ces manipulations pour les personnalités publiques.

Des deepfakes qui ciblent les visages connus

Les deepfakes publicitaires consistent à substituer, grâce à l’intelligence artificielle, le visage et la voix d’une personnalité connue dans une vidéo afin de lui faire promouvoir un produit à son insu. Ces contenus frauduleux circulent principalement sur les réseaux sociaux et exploitent la crédibilité des journalistes et animateurs pour tromper les consommateurs. En France, l’usurpation d’identité numérique est passible de sanctions pénales.

Jimmy Mohammed, Harry Roselmack, Faustine Bollaert: d’autres visages détournés par l’IA

Émilie Tran Nguyen n’est pas la seule concernée. Les journalistes Jimmy Mohammed et Harry Roselmack, ainsi que l’animatrice Faustine Bollaert, ont également vu leur image exploitée par des vidéos générées par intelligence artificielle pour promouvoir de faux produits ou alimenter des escroqueries.

Plateau de télévision vide avec chaises et éclairages de studio
Image d’illustration © Toptenplay

Invitée sur le plateau de Ça commence aujourd’hui en février, Faustine Bollaert a décrit en détail le procédé utilisé contre elle: «Je me suis retrouvée dans cette émission en train de faire la promotion sur Internet de produits minceur avec des gens qui avaient utilisé l’intelligence artificielle pour me faire parler de produits révolutionnaires avec un invité qui n’en était pas un, un expert que j’avais reçu et qui ne disait pas du tout ce qu’il avait dit dans la réalité.»

Bollaert appelle le public à ne pas tomber dans ces «arnaques extrêmement dangereuses»

Après avoir dénoncé la manipulation sur les réseaux sociaux, Faustine Bollaert a adressé un avertissement direct aux téléspectateurs: «Je n’ai eu de cesse sur les réseaux sociaux de dire à quel point c’était une arnaque, une arnaque extrêmement dangereuse.»

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