
Son avocate, Menya-Arab-Tigrine, décrit une situation médicale urgente. Dans l’article source, elle affirme que « l’état médical de Sarah B. fait aujourd’hui courir un risque de décès à la mère comme à l’enfant à naître ».
La plainte interroge à la fois la santé de la détenue, la surveillance médicale en détention et les décisions de justice à l’approche de l’accouchement. Selon Marie France, Sarah B. est en détention provisoire sur décision d’un juge des libertés et de la détention.
Une rupture de la poche des eaux dans la nuit du 19 au 20 juin
D’après le récit rapporté par Marie France, une rupture partielle de la poche des eaux aurait été constatée dans la cellule de Sarah B. dans la nuit du 19 au 20 juin. Elle aurait ensuite été extraite vers le CHU d’Orléans sous escorte.

La plainte évoque un départ avec « un retard important », selon l’article. L’administration pénitentiaire mentionne de son côté une escorte de niveau 4, qui concerne les profils jugés sensibles et nécessite la présence des forces de l’ordre.
À l’hôpital, les soignants auraient décidé une hospitalisation immédiate, selon le récit de la plainte. Sarah B. affirme pourtant avoir été placée pendant environ six heures dans une pièce qu’elle juge insalubre, sans soins ; l’administration parle, elle, d’une chambre sécurisée située dans le CHU.
Retour dans une cellule de 9 m² sans climatisation
Après la signature d’une décharge, contre l’avis des soignants selon le récit de la plainte, Sarah B. aurait regagné sa cellule de 9 m². Marie France précise que cette cellule ne dispose pas de climatisation.

Son avocate dénonce une chaleur « accablante » et « dangereuse », notamment en raison du risque d’infection lié à la fissure de la poche des eaux. Elle déclare à RTL, selon Marie France : « il faut imaginer la température qu’il fait dans 9 mètres carrés, sans climatisation, et les problèmes sanitaires que cela entraîne ».
Menya-Arab-Tigrine ajoute : « Les vies de ma cliente et de son bébé, depuis la fissure de sa poche des eaux, sont en danger immédiat. Ce n’est pas une mesure de confort ; c’est simplement leur permettre d’échapper à la mort. »
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