Cette semaine, quinze ans après le début de ce cauchemar, la cour d’appel de Florence rend son verdict définitif. 200 000 euros supplémentaires sont accordés, portant l’indemnisation totale à 500 000 euros. Dans son arrêt, la juridiction souligne la gravité exceptionnelle du cas. « L’augmentation des dommages-intérêts est indubitablement justifiée par l’angoisse et les souffrances extraordinaires » causées par ce diagnostic erroné, précise explicitement la décision.
La cour reconnaît officiellement le préjudice moral exceptionnel : cinq années vécues avec la certitude d’une mort imminente, quatre ans de traitements destructeurs pour une maladie inexistante, et des séquelles psychologiques permanentes. L’indemnisation, bien que conséquente, ne pourra jamais effacer ces années perdues. Comment réparer une vie structurée autour de la peur constante de mourir ? Comment compenser la destruction d’un corps sain par des protocoles de chimiothérapie inutiles ?
Le montant accordé envoie néanmoins un signal fort aux établissements médicaux. Les erreurs de diagnostic ont un coût, humain d’abord, financier ensuite. Cette affaire rappelle l’importance cruciale de la vigilance et des contre-expertises dans le processus diagnostique, particulièrement face à des pathologies graves.
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