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25 septembre 2026
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Fin de l’humanité : ce que cache le chiffre des 17 100 ans

Calculs statistiques et graphiques de population sur un bureau
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ce chiffre ne vient pas d’un scénario climatique, militaire ou nucléaire. D’après Midi Libre, le calcul ne repose pas sur une catastrophe identifiée, mais sur une hypothèse abstraite : la place statistique de chaque humain dans l’histoire totale de l’espèce.

La source présente cette estimation comme une prédiction « fiable à 95 % » selon ses défenseurs. Cette formulation doit être maniée avec prudence : elle renvoie à un intervalle probabiliste, pas à une annonce scientifique d’un événement daté.

17 100 ans
C’est l’échéance évoquée par Midi Libre à partir du rythme actuel des naissances et de l’argument de l’apocalypse.

117 milliards d’humains déjà nés servent de point de départ

Le raisonnement cité par Midi Libre part d’un chiffre central : environ 117 milliards d’êtres humains seraient nés depuis l’apparition de notre espèce. Cette estimation est aussi celle publiée par le Population Reference Bureau dans ses travaux sur le nombre total d’humains ayant vécu sur Terre.

Chercheur observant des courbes démographiques anonymes
Image d’illustration © TOPTENPLAY

À partir de ce total, certains chercheurs appliquent l’idée suivante : un individu né aujourd’hui pourrait, statistiquement, se situer n’importe où dans la chronologie complète de l’humanité. Lucie Berrube-Navarro résume cette partie sous le titre : « Une théorie basée sur les probabilités ».

Dans la version rapportée par Midi Libre, le calcul aboutit à un total possible d’environ 2 340 milliards d’humains ayant vécu avant l’extinction de l’espèce. En tenant compte du rythme actuel des naissances, cela conduirait à l’échéance de 17 100 ans.

Les 95 % décrivent une hypothèse, pas une certitude

L’« argument de l’apocalypse » est généralement rattaché aux débats statistiques apparus dans les années 1980, puis popularisés dans les années 1990. Le physicien J. Richard Gott a notamment publié en 1993, dans Nature, un article sur les implications du principe copernicien pour l’avenir.

Tableau de probabilités utilisé pour expliquer un modèle
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le principe consiste à éviter de se placer dans une position exceptionnelle. Appliqué à l’humanité, il suppose que nous ne sommes probablement ni tout au début, ni tout à la fin de l’histoire humaine. C’est cette hypothèse qui permet de bâtir des bornes statistiques.

Mais un intervalle à 95 % ne signifie pas que l’extinction aura lieu avec certitude dans 17 100 ans. Il signifie seulement que, dans ce modèle et avec ces paramètres, une borne est obtenue. Si les paramètres changent, le résultat change aussi.

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