Dans la version rapportée par Midi Libre, le calcul aboutit à un total possible d’environ 2 340 milliards d’humains ayant vécu avant l’extinction de l’espèce. En tenant compte du rythme actuel des naissances, cela conduirait à l’échéance de 17 100 ans.
Les 95 % décrivent une hypothèse, pas une certitude
L’« argument de l’apocalypse » est généralement rattaché aux débats statistiques apparus dans les années 1980, puis popularisés dans les années 1990. Le physicien J. Richard Gott a notamment publié en 1993, dans Nature, un article sur les implications du principe copernicien pour l’avenir.

Le principe consiste à éviter de se placer dans une position exceptionnelle. Appliqué à l’humanité, il suppose que nous ne sommes probablement ni tout au début, ni tout à la fin de l’histoire humaine. C’est cette hypothèse qui permet de bâtir des bornes statistiques.
Mais un intervalle à 95 % ne signifie pas que l’extinction aura lieu avec certitude dans 17 100 ans. Il signifie seulement que, dans ce modèle et avec ces paramètres, une borne est obtenue. Si les paramètres changent, le résultat change aussi.
Pourquoi ce calcul revient régulièrement
L’argument de l’apocalypse attire l’attention parce qu’il donne un chiffre précis à une question vertigineuse. Mais il reste un raisonnement de probabilité, pas une prévision fondée sur l’observation d’un danger concret.
Technologie, démographie, espace : les grandes limites du modèle
Midi Libre souligne que cette prédiction est « loin de faire l’unanimité ». La méthode ne prend pas en compte les évolutions démographiques futures, les progrès médicaux, les ruptures technologiques ou les crises impossibles à prévoir sur plusieurs millénaires.
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