
La croûte est fine et légèrement croustillante, mais à peine on coupe une tranche, tout se révèle : une mie moelleuse, presque humide, traversée de fils de mozzarella encore chauds et de petits cubes de jambon de dinde bien répartis dans la masse. Les courgettes ont fondu dans la pâte en lui donnant une teinte verte pâle qui tranche avec le caramel doré de la surface. Ça sent le fromage grillé et l’huile d’olive chaude dès que le moule sort du four. À servir directement, ou posé sur une planche pour qu’il tiédisse — dans les deux cas, il disparaît vite.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Les ingrédients en détail

La liste courte qui fait la différence : courgettes fraîches, jambon de dinde, mozzarella entière et fromage râpé. Rien d’inutile, tout contribue au moelleux.
- Courgettes (3 moyennes) : Elles apportent l’humidité et le moelleux à la pâte — sans elles, le gâteau serait dense et sec dès le lendemain. Préférez des courgettes moyennes : les grosses accumulent trop d’eau et développent parfois une légère amertume. La peau peut rester si elles sont fraîches, elle disparaît à la cuisson et apporte une belle couleur.
- Mozzarella fraîche (200 g) : C’est l’ingrédient qui crée les poches fondantes et le caractère du gâteau. Prenez une boule de mozzarella fraîche plutôt que la version râpée en sachet, qui contient des agents anti-agglomérants et fond beaucoup moins bien. Découpez-la en petits cubes d’environ 1 cm pour qu’elle soit répartie dans toute la masse sans former un bloc central.
- Jambon de dinde (200 g) : Il apporte la note salée et protéinée sans dominer les autres saveurs. Achetez-le en tranche épaisse chez le charcutier ou en grande surface et découpez-le vous-même en dés irréguliers — c’est plus rapide et donne plus de mâche que les petits morceaux préemballés. La version fumée fonctionne très bien aussi, avec un profil un peu plus intense.
- Fromage râpé (80 g) : Il joue un double rôle : il enrichit la pâte de l’intérieur et forme la croûte dorée en surface pendant la cuisson. Un emmental ou un comté râpé donnent de bons résultats. Évitez la version allégée — elle fond moins bien et brunit peu, ce qui prive le gâteau de sa surface croustillante.
- Huile d’olive (10 cl) : Elle remplace le beurre fondu souvent utilisé dans les cakes salés et donne une mie plus souple avec une légère rondeur en bouche. Une huile douce et fruitée convient mieux qu’une huile très poivrée, qui prendrait le dessus sur les autres saveurs une fois chauffée.
- Levure chimique (1 sachet) : C’est l’agent levant qui fait gonfler la pâte et lui donne sa texture aérée. Contrairement à la levure boulangère, elle agit à la chaleur et ne demande aucun temps de repos. Vérifiez la date de péremption avant d’ouvrir le sachet : une levure ancienne donne un résultat plat et compact.
Égoutter les courgettes, l’étape qui change tout
Commencez par râper les courgettes avec une râpe à gros trous — ou découpez-les en très petits dés si vous préférez plus de mâche dans le résultat final. Placez le tout dans une passoire, ajoutez une pincée de sel et laissez reposer quinze minutes. Le sel va faire sortir l’excès d’eau : vous verrez le liquide s’accumuler sous la passoire. Après ce repos, rassemblez les courgettes dans un torchon propre et essorez-les fermement, en tordant le tissu au maximum. Ce geste est la différence entre un gâteau aérien et un gâteau détrempé qui ne cuit jamais vraiment au centre — même après 50 minutes de four, le cœur reste pâteux si les courgettes sont trop humides. Elles doivent être vraiment sèches avant d’entrer dans la pâte.
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