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27 juin 2026

Hantavirus : premier cas confirmé en France, les autorités face à un virus aussi mortel qu’Ebola

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C’est le taux de mortalité de l’hantavirus des Andes constaté à bord du MV Hondius, selon le professeur Antoine Flahault — un niveau comparable à celui du virus Ebola.

La France sort l’arsenal sanitaire

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé le 11 mai sur France Inter que la passagère française rapatriée avait été testée positive. L’état de la patiente s’est dégradé dans la nuit, a précisé la ministre, qui a également indiqué que les autres Français rapatriés avaient été testés négatifs, mais restaient « hospitalisés au minimum 15 jours ».

La France sort l'arsenal sanitaire
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dès le 10 mai, un décret d’urgence avait été publié pour encadrer le protocole sanitaire. Tout passager du MV Hondius présent en France entre le 1er avril et le 10 mai 2026 est désormais soumis à une quarantaine obligatoire en établissement de santé, pour une durée totale de 42 jours. Stéphanie Rist a revendiqué la mise en place des « mesures les plus strictes de la zone européenne ».

En parallèle, 22 cas contacts ont été identifiés sur le territoire national. Ces personnes sont astreintes à un auto-isolement immédiat dans l’attente d’une évaluation sanitaire sous 72 heures. Le non-respect de ces mesures expose à des sanctions sévères : jusqu’à six mois d’emprisonnement et 10 000 euros d’amende.

Une réunion de crise s’est tenue à Matignon le 11 mai, réunissant le Premier ministre Sébastien Lecornu ainsi que les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, afin de coordonner la réponse nationale. Deux vols à risque élevé, opérés le 25 avril, ont également été identifiés, et les passagers concernés ont été invités à se signaler sans délai aux autorités sanitaires.

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La coordination internationale, un angle mort structurel

Avec des passagers issus de 23 nationalités, la gestion de l’épidémie du MV Hondius révèle les limites d’une réponse sanitaire fragmentée. Chaque État rapatriant ses ressortissants a mis en place ses propres protocoles : certains n’isolent que les personnes symptomatiques, d’autres placent en quarantaine l’ensemble des cas contacts, qu’ils présentent ou non des symptômes.

La coordination internationale, un angle mort structurel
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le professeur Flahault y voit un problème structurel de fond. « L’évaluation du risque n’est pas exactement la même chez les uns et chez les autres », a-t-il souligné, en rappelant que la même cacophonie avait prévalu lors de la pandémie de Covid-19 : confinements décidés pays par pays, fermetures de frontières disparates, contrôles inégaux aux entrées des territoires.

L’expert plaide pour l’émergence d’une organisation supranationale dotée de véritables pouvoirs contraignants en santé publique internationale. Il cite en exemple le secteur nucléaire, où de telles instances existent déjà. Mais, reconnaît-il, « ça n’a jamais été le cas » en santé mondiale, malgré les crises successives — grippe, sida, Covid — des dernières décennies.

Sur le plan thérapeutique, un vaccin contre le virus des Andes est actuellement en cours d’évaluation, mais il n’est pas disponible à grande échelle. Aucun traitement antiviral spécifique n’étant validé pour cette souche à ce jour, la prise en charge reste essentiellement symptomatique, ce qui renforce d’autant l’importance des mesures d’isolement préventif.

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