Suivez-nous
24 juin 2026

Hantavirus sur le MV Hondius : 3 morts, 5 cas confirmés, ce que l’on sait

Publicité
40 %
C’est la mortalité maximale associée à la souche des Andes, selon l’OMS — un taux nettement plus élevé que celui de la grippe saisonnière.

L’Argentine, berceau endémique au cœur de l’enquête

Avant de monter à bord du MV Hondius, le couple néerlandais avait voyagé en Amérique du Sud, notamment en Argentine. C’est là, selon l’OMS, que le premier patient a très certainement été exposé au virus, au contact d’un rongeur infecté — réservoir naturel de la souche des Andes dans cette région du globe.

L'Argentine, berceau endémique au cœur de l'enquête
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La situation épidémiologique en Argentine témoigne d’une circulation active du virus : depuis le 1er janvier 2026, 42 nouveaux cas d’hantavirus ont été signalés dans le pays, selon les données du ministère argentin de la Santé.

Le ministère signale par ailleurs un cluster familial dans la région de Chubut, en Patagonie, avec une suspicion de transmission interhumaine. Ce foyer rappelle celui de 1996, lorsque la contagion entre humains avait été documentée pour la première fois dans le sud du pays — un épisode qui avait déclenché les premières investigations scientifiques sérieuses sur la particularité de cette souche.

Qu’est-ce que l’hantavirus ?

L’hantavirus désigne une famille de virus portés par des rongeurs sauvages, présents sur tous les continents. Il en existe 38 souches connues, qui se transmettent le plus souvent à l’humain par contact avec les excréments, l’urine ou la salive d’animaux infectés. La quasi-totalité de ces souches ne circulent pas entre humains — la souche des Andes, endémique en Amérique du Sud, fait exception depuis la découverte de sa transmission interhumaine en 1996 dans le sud de l’Argentine.

Publicité

« Pas un nouveau Covid » : l’OMS rassure face à l’inquiétude mondiale

Alors que la crise du MV Hondius a suscité une attention médiatique internationale, le directeur général de l’OMS a tenu à recadrer le débat : « Je ne pense pas que la situation soit similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19. Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible. »

Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’organisation a néanmoins dépêché deux représentants à bord dès le 6 mai afin d’évaluer la situation sanitaire et d’informer les passagers confinés. Des discussions sont en cours avec les autorités nationales et médicales pour définir le protocole d’évacuation à mettre en œuvre dès l’accostage à Tenerife.

L’arrivée du navire aux îles Canaries n’a pas été sans heurts : les autorités régionales espagnoles avaient dans un premier temps manifesté des réticences à l’accueillir, avant de confirmer son accostage. Les passagers devraient débarquer via de petites embarcations afin de limiter tout contact direct avec le territoire de l’île.

La question du retour des dépouilles reste entière. Les corps des trois victimes demeurent dispersés : le premier patient et son épouse à Sainte-Hélène et à Johannesburg, tandis que la ressortissante allemande repose dans une chambre froide à bord du navire, dans l’attente d’une solution logistique.

Publicité
Partager sur Facebook