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16 août 2026
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Hantavirus : une Française testée positive, la France active son protocole d’urgence

Le bilan au 11 mai est sévère. L’OMS recense huit cas — six confirmés en laboratoire, deux probables —, dont trois décès. Le 10 mai, 94 personnes représentant dix-neuf nationalités ont été évacuées du navire, avec de nouveaux rapatriements attendus dès le lendemain.

38%
C’est le taux de létalité observé parmi les cas recensés à bord du MV Hondius au 11 mai 2026 — trois morts pour huit cas confirmés ou probables, selon l’OMS.

En France : premier cas positif à Paris, 22 cas contacts identifiés

Cinq ressortissants français figuraient parmi les passagers rapatriés et placés à l’isolement à l’hôpital Bichat, à Paris. Dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mai, l’état de santé de l’une d’entre elles s’est brusquement dégradé. Les tests réalisés ont confirmé qu’elle était porteuse du virus Andes, faisant d’elle le premier cas positif officiellement détecté en France.

En France : premier cas positif à Paris, 22 cas contacts identifiés
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les quatre autres Français ont été testés négatifs, mais restent néanmoins hospitalisés pour un minimum de quinze jours. Ils sont maintenus dans des chambres équipées de systèmes de ventilation spécifiques, destinés à prévenir toute diffusion du virus. Au total, 22 cas contacts ont été identifiés sur l’ensemble du territoire français.

La France n’est pas le seul pays à déplorer des cas parmi ses ressortissants rapatriés. Un passager américain a été confirmé porteur du virus lors de son vol de retour vers les États-Unis. Un passager espagnol a lui aussi été déclaré positif par les autorités de Madrid, bien qu’il demeure pour l’heure asymptomatique. D’autres patients ont par ailleurs été hospitalisés aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et en Suisse.

L’Andes virus : la seule souche hantavirus à transmission interhumaine

L’hantavirus impliqué dans cette crise n’est pas une souche ordinaire. Le virus Andes (Andes virus, ANDV) est, à ce jour, le seul hantavirus documenté capable de se transmettre d’un être humain à un autre. Tous les autres variants connus ne se propagent que des rongeurs vers l’homme, généralement par inhalation de particules contaminées par leurs excréments.

L'Andes virus : la seule souche hantavirus à transmission interhumaine
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette caractéristique le rend particulièrement préoccupant, même si la transmission interhumaine n’est observée qu’au terme de contacts étroits et prolongés. C’est précisément ce type de promiscuité — inhérent à la vie en communauté fermée à bord d’un navire sur plusieurs semaines — qui a pu favoriser la propagation au sein du MV Hondius.

Sur le plan clinique, la maladie débute par un syndrome grippal — fièvre, fatigue, douleurs musculaires —, avant de pouvoir évoluer rapidement vers une inflammation pulmonaire sévère susceptible d’entraîner une défaillance cardiorespiratoire. Il n’existe à ce jour ni traitement spécifique ni vaccin. La période d’incubation peut atteindre 42 jours, ce qui complique considérablement la surveillance des personnes exposées.

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