Un enfant de 9 ans passé à tabac par cinq adversaires après une finale de football : les faits survenus le 8 mai 2026 à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, ont provoqué une vague d’indignation à travers la France. Matthéo, joueur de l’AS Auchy-les-Mines, a été hospitalisé après l’agression et souffre aujourd’hui de séquelles psychologiques profondes. Son père, également coach de l’équipe, a décidé de porter plainte.
En bref
- —Matthéo, 9 ans, attaqué par cinq adversaires après une finale de foot
- —Hospitalisé à Lens, il souffre de séquelles psychologiques
- —Plainte déposée, le club de Creil présente ses excuses
Une finale qui vire au cauchemar à Vendin-le-Vieil
Le vendredi 8 mai 2026, le stade de Vendin-le-Vieil accueille un tournoi de football réunissant des équipes de catégorie U10/U11. À l’issue de la finale, remportée 2-0 par l’AFC Creil face à l’AS Auchy-les-Mines, une scène de violence inédite se déroule sur le terrain, devant des dizaines de spectateurs.

Cinq joueurs de Creil s’en prennent collectivement à Matthéo, 9 ans. L’enfant est bousculé, renversé au sol, puis frappé à coups de pied au torse et au visage. L’agression dure une trentaine de secondes avant qu’un adulte intervienne pour séparer les enfants.
Matthéo est évacué sur brancard et transporté d’urgence à l’hôpital de Lens, où des examens sont réalisés pour écarter tout traumatisme crânien. Si son état physique se stabilise, la violence des coups reçus laisse des traces bien au-delà des blessures visibles.
Le football U10/U11, un espace d’apprentissage avant tout
Les catégories U10 et U11 regroupent des enfants de 9 à 11 ans. Les tournois de plateau organisés par les clubs locaux sont conçus comme des espaces de découverte du jeu collectif, encadrés par des adultes bénévoles. La dimension éducative est censée y primer sur l’enjeu sportif.
« Je vois mon gamin mourir » : le père de Matthéo témoigne
Matthieu, père de la victime et entraîneur de l’équipe d’Auchy-les-Mines, était présent au bord du terrain au moment des faits. « J’ai couru pour essayer de sauver mon fils. Parce que moi, je vois mon gamin mourir », a-t-il confié à RMC, décrivant son enfant « recroquevillé » sous les coups.

Au-delà des blessures physiques, ce sont les séquelles psychologiques qui inquiètent le plus la famille. Depuis l’agression, Matthéo se réveille plusieurs fois par nuit en répétant : « Laissez-moi tranquilles, frappez-moi pas. » Des mots qui résument à eux seuls l’état de détresse dans lequel se trouve l’enfant.
Le père dit ne pas comprendre les raisons de cette agression : l’équipe adverse venait pourtant de remporter le tournoi. Face à l’absence d’explication, il a décidé de porter plainte contre les joueurs impliqués, mais aussi contre l’encadrement du club de Creil. Il avertit : « Il ne faut pas qu’il y ait un enfant tué pour qu’on agisse. »


