📌 Italie : une prof remplaçante coupe les cheveux de deux élèves en plein cours
Posted 21 avril 2026 by: Admin
Une scène inédite s’est déroulée le 18 avril 2026 au collège Giovanni Bellini de Mestre, en banlieue de Venise : une professeure remplaçante a saisi une paire de ciseaux pour couper les cheveux de deux élèves en plein cours, devant leurs camarades pétrifiés. L’enseignante, une quinquagénaire en poste depuis une vingtaine de jours seulement, a été suspendue dans la foulée. Elle s’expose désormais à une radiation et à des poursuites pénales.
En bref
- —Une prof coupe des mèches de cheveux à deux collégiens en plein cours
- —Suspendue immédiatement, elle risque la radiation et le pénal
- —Déclencheur : une question répétée sur la longueur d’un devoir
Une leçon qui dérape : ciseaux en main devant toute la classe
Tout commence par une question anodine. En ce vendredi matin, une élève interpelle plusieurs fois sa professeure de lettres pour savoir quelle longueur doit avoir le résumé demandé. Une répétition de trop pour l’enseignante, qui perd alors tout discernement.

La professeure remplaçante s’empare d’une paire de ciseaux posée sur son bureau et coupe une mèche de cheveux à l’élève. Lorsqu’une camarade intervient pour la défendre, elle subit le même sort. La scène se déroule en quelques secondes, en plein milieu du cours, sous les yeux de l’ensemble de la classe, totalement médusée.
L’enseignante, la cinquantaine, occupait ce poste depuis une vingtaine de jours seulement dans le cadre d’un remplacement de courte durée. Rien, selon les témoignages recueillis, ne laissait présager un tel débordement. La direction du collège a été immédiatement alertée.
« Je voulais juste me faire comprendre » : une justification qui ne convainc personne
Confrontée aux faits, l’enseignante n’a pas nié. Elle a reconnu avoir « surréagi », mais a tenté d’expliquer son geste par une intention pédagogique : elle aurait voulu illustrer concrètement la notion de résumé — couper pour aller à l’essentiel — en passant à l’acte de façon littérale. « Je voulais juste me faire comprendre », a-t-elle déclaré selon les médias italiens.

Cette explication n’a convaincu ni les familles, ni les autorités scolaires. Un acte physique commis sur le corps d’un élève ne saurait se justifier par aucune logique pédagogique. Il s’agit d’une atteinte à l’intégrité corporelle, quelle que soit l’intention affichée.
La question de l’épuisement professionnel a néanmoins été soulevée en marge de l’affaire. Un parent d’élève, tout en condamnant fermement le geste, a reconnu qu’« il existe de nombreux épisodes où, à cet âge, les élèves provoquent les enseignants jusqu’à l’épuisement ». Un aveu de complexité qui n’atténue en rien la gravité des faits.
L’autorité enseignante face à ses limites légales
En Italie comme en France, le droit à l’intégrité physique des élèves est garanti par la loi. Tout acte physique d’un enseignant sur un élève, même sans blessure visible, peut être qualifié de violence et entraîner des sanctions disciplinaires et pénales. Le statut de remplaçant n’atténue en rien cette responsabilité : dès lors qu’il prend en charge une classe, l’enseignant est pleinement dépositaire de l’autorité et de ses devoirs.
Colère des parents, stupeur des élèves : une communauté sous le choc
La nouvelle s’est répandue rapidement parmi les familles du collège. La réaction a été unanime : indignation et sentiment de trahison envers une institution censée protéger leurs enfants. « C’est incroyable qu’un professeur puisse faire une telle chose », a déclaré la mère de l’une des élèves concernées.

Pour les élèves témoins de la scène, le choc est double : celui d’avoir vu leurs camarades humiliées, et celui de voir une figure d’autorité franchir une ligne que l’on croyait infranchissable. Plusieurs d’entre eux ont décrit leur stupeur face à un geste aussi imprévisible qu’inexplicable.
La communauté scolaire dans son ensemble s’est dite « déconcertée ». Si certains parents reconnaissent la difficulté du métier enseignant face à des classes parfois turbulentes, tous s’accordent sur un point : aucune provocation ne justifie un acte physique sur un élève. La direction du collège a convoqué les familles concernées dès le lendemain des faits.
Suspension, radiation, poursuites pénales : de lourdes conséquences en vue
L’enseignante a été suspendue à titre provisoire dans les heures suivant l’incident, dans l’attente de l’ouverture d’une procédure disciplinaire formelle. Le Provveditorato — l’autorité académique compétente pour la région de Venise — a lancé une enquête interne dont les conclusions pourraient mener à sa radiation définitive.

Sur le plan pénal, la situation est tout aussi sérieuse. Si les familles des deux élèves déposent plainte — ce que plusieurs envisagent sérieusement —, l’enseignante pourrait être poursuivie pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique. Une qualification juridique lourde, qui tient compte du lien de confiance et de pouvoir qui lie un enseignant à ses élèves.
Au-delà du cas individuel, cette affaire rappelle que le cadre juridique protège explicitement les élèves de tout acte physique de la part du corps enseignant, quelles que soient les circonstances. L’intégrité corporelle de l’enfant constitue une ligne rouge absolue, et sa violation par un adulte en position d’autorité représente une faute grave, à la fois disciplinaire et pénale.
L’affaire du collège Giovanni Bellini de Mestre constitue un cas extrême, mais révélateur des tensions qui traversent le monde scolaire. Elle pose, avec une acuité particulière, la question des limites de l’autorité professorale et de la protection des élèves face à des adultes en situation de pouvoir. Les suites judiciaires et disciplinaires qui s’annoncent enverront un signal fort : aucun contexte, aucune justification pédagogique, ne peut légitimer une atteinte physique à un enfant dans une salle de classe.










