
Les symptômes que décrit Laurence Boccolini sont particulièrement éprouvants. Elle évoque des bruits insupportables, « semblables à de la batterie résonnant sans cesse » dans sa tête, des acouphènes violents qui l’empêchaient de dormir et la forçaient à des hospitalisations répétées. Selon la National Library of Medicine, ces acouphènes pulsatiles et cette perte progressive de l’audition figurent parmi les signes cliniques les plus caractéristiques de ce type de tumeur.
Aujourd’hui, l’animatrice a perdu « presque tout l’usage de son oreille gauche ». Elle a subi « une importante séance de rayons il y a plus d’un an », mais la tumeur « se porte malheureusement toujours bien car d’autres symptômes étranges sont apparus ». Elle attend des examens d’IRM de contrôle pour évaluer si la masse a enfin commencé à régresser.
La peur de la paralysie et le poids des séquelles possibles
C’est précisément la localisation de la tumeur qui rend le pronostic si anxiogène. Nichée dans les nerfs faciaux, elle menace de provoquer une paralysie du visage, des troubles de la déglutition ou encore une atteinte irréversible de la voix. Pour une animatrice dont l’outil de travail premier est la parole, ces perspectives sont particulièrement redoutables.

Ces angoisses sont d’autant plus vives qu’elles résonnent avec un drame familial : son père est mort d’un cancer du larynx, une maladie touchant elle aussi directement la voix et la gorge. Cette mémoire douloureuse alimente ses craintes les plus intimes et rend l’incertitude médicale encore plus difficile à porter.
Pourtant, l’animatrice choisit de ne pas se laisser submerger. Elle continue de travailler et fait face à l’incertitude avec une détermination que ses proches saluent. L’attente des résultats d’IRM reste cependant une épreuve psychologique à part entière, suspendue dans le temps.
Protéger Willow et se reconstruire professionnellement
Au cœur de cette épreuve, une priorité absolue guide chaque décision de Laurence Boccolini : protéger Willow, sa fille de onze ans. L’enfant a pourtant été témoin des crises douloureuses de sa mère, ces moments où les acouphènes devenaient insupportables. « Je ne lui ai pas annoncé car je ne veux pas l’inquiéter », explique l’animatrice, qui a choisi de ne lui révéler que ce qu’elle peut absorber à son âge.
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