
Depuis, sa présence s’est confirmée dans au moins 33 pays au 13 avril 2026, selon les données du CDC. Il alimente les niveaux les plus élevés de contamination en Australie, au Danemark, en Allemagne et aux Pays-Bas. Aux États-Unis, où le premier cas a été détecté en juin 2025 chez un voyageur, le BA.3.2 circule désormais dans 31 États.
Si la progression du variant s’accélère, les autorités sanitaires soulignent que sa circulation reste pour l’instant modérée comparée aux souches dominantes. L’augmentation du nombre de pays touchés reflète en partie une meilleure capacité de détection — en particulier grâce à la surveillance des eaux usées.
L’Omicron BA.3, un ancêtre ressurgi
Le SARS-CoV-2 a donné naissance à de nombreuses lignées depuis son émergence en 2019. La famille Omicron, apparue fin 2021, a progressivement dominé les infections mondiales. Parmi ses sous-lignées, BA.3 était restée très marginale à l’époque. Le BA.3.2 illustre la capacité du virus à reprendre une trajectoire évolutive abandonnée et à accumuler discrètement des mutations sur plusieurs années, loin des circuits de surveillance habituels.
Une divergence génétique sans précédent : jusqu’à 75 mutations sur le spike
Le BA.3.2 est un descendant direct de la lignée Omicron BA.3, identifiée en 2022. Plutôt que d’évoluer en parallèle des variants dominants, il a suivi une trajectoire indépendante pendant plus de trois ans, accumulant des modifications génétiques à un rythme inhabituel.
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