Sans traitement antibiotique rapide par doxycycline, l’infection progresse vers des complications systémiques gravissimes. Les vaisseaux endommagés provoquent des hémorragies internes, une détresse respiratoire, une insuffisance rénale aiguë et une atteinte neurologique similaire à celle de Powassan. Le délai d’intervention devient critique : chaque jour de retard augmente exponentiellement le risque de décès.
La difficulté diagnostique constitue le principal obstacle. L’éruption cutanée, pourtant pathognomonique, n’apparaît que chez 60 à 70% des patients et souvent tardivement, lorsque les dégâts internes sont déjà avancés. Cette fenêtre thérapeutique étroite explique pourquoi cette infection bactérienne traitable demeure l’une des plus meurtrières parmi les maladies à transmission vectorielle en Amérique du Nord.
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