Pour Jordan Bardella, cette officialisation médiatique pourrait rapidement se transformer en piège politique. Comment un parti qui prétend défendre les « oubliés » peut-il justifier que son leader s’affiche aux côtés d’une héritière dont la fortune familiale est logée dans des structures offshore révélées par les Paradise Papers ?

Le Trésor De Guerre Des Crociani : Anatomie D’un Empire Financier Contesté
Cette fortune qui empoisonne aujourd’hui l’image du couple trouve son origine chez Edoarda Crociani, grand-mère maternelle de Maria Carolina et riche héritière italienne. Pour protéger ses filles Camilla et Cristiana, ainsi que ses petites-filles, elle avait placé ses actifs dans un trust, ce montage juridique où un gestionnaire administre les biens au profit de bénéficiaires désignés. Sur le papier, ce coffre-fort devait garantir l’avenir de la famille et préserver l’harmonie entre générations.
Le patrimoine, estimé à près de 200 millions d’euros, était disséminé dans une nébuleuse de sociétés réparties entre les Bahamas, Curaçao, Guernesey et Jersey. Mais en 2011, une restructuration du trust a fait basculer l’équilibre familial. Une partie des fonds aurait été redirigée vers une nouvelle structure, écartant brutalement Cristiana Crociani de ce qu’elle estimait être sa part légitime.
Découvrant qu’elle ne contrôlait plus rien, Cristiana a lancé une bataille judiciaire acharnée contre sa mère Edoarda et sa sœur Camilla, devenue entre-temps princesse de Bourbon des Deux-Siciles. « Ils ont inventé un stratagème », accuse-t-elle selon Le Parisien, dénonçant une opération destinée à la priver de son héritage. Depuis plus d’une décennie, ce qui devait unir la famille la déchire devant les tribunaux, transformant le trust protecteur en terrain de guerre fratricide.

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