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24 août 2026
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Méningite B : une fillette amputée des deux jambes après que le vaccin ne lui ait pas été proposé

Juillet 2019. Alors que ses frères et sœurs se trouvent…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Une Tragédie Médicale Qui Aurait Pu Être Évitée

Juillet 2019. Alors que ses frères et sœurs se trouvent à l’école, Luana, 1 an, présente une fièvre inhabituelle qui alerte immédiatement sa mère. Le malaise survient brutalement. Transportée à l’hôpital en urgence, la fillette voit apparaître les premières taches de purpura dès 19 heures. « C’est à ce moment qu’ils ont décrété que son état était grave », confie Mélanie, 38 ans. Les médecins ordonnent des examens complémentaires et décident d’un transfert vers un autre établissement.

En quelques heures, l’impensable se produit. Les taches envahissent presque tout le corps de l’enfant. Le diagnostic tombe : méningite B avec purpura fulminans, un syndrome infectieux qui provoque la coagulation du sang et la nécrose des membres. Chez les nourrissons, cette forme foudroyante est mortelle dans 10% des cas. « Ma fille était dans le coma et sous respirateur en réanimation. Ils ont enlevé le pronostic vital au bout de seulement huit jours », raconte la mère lilloise.

Les trois premiers jours demeurent critiques. La première nuit, les organes de Luana lâchent successivement. Dialyse d’urgence pour les reins défaillants, puis défaillance du foie et du pancréas. « Ça a été très compliqué pour la remettre à niveau », témoigne Mélanie. Entre la violence du choc initial et ces huit jours d’incertitude vitale, une famille bascule dans l’horreur. Une horreur qui aurait peut-être pu être évitée.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Le Silence Coupable Autour Du Vaccin Méningite B

Cette catastrophe aurait-elle pu être évitée ? La question hante Mélanie. Car jusqu’à cette nuit de juillet 2019, elle ignorait tout de la méningite B et de ses conséquences dévastatrices. Pourtant mère de trois enfants, scrupuleuse sur les vaccins obligatoires, elle n’a jamais entendu parler du vaccin contre cette forme foudroyante. Ni à la maternité, ni chez le pédiatre, ni chez son médecin traitant.

« J’ai fait le vaccin du méningocoque C car Luana est née après le premier janvier 2018 et c’est obligatoire. Mais aucun professionnel ne m’a parlé du vaccin pour la méningite B », déplore-t-elle. La raison ? Ce vaccin reste facultatif et onéreux, non remboursé par la Sécurité sociale. Un détail administratif qui peut coûter deux jambes à un enfant.

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