Les autorités sanitaires précisent qu’au moins un autre bocal contaminé serait encore en circulation. Tout parent ayant donné récemment à son enfant un produit HiPP acheté chez SPAR est invité à surveiller l’état de santé de son enfant et à consulter un médecin sans attendre l’apparition de symptômes.
Une tentative d’extorsion présumée derrière la contamination
L’Agence autrichienne pour la sécurité alimentaire (AGES) a précisé que le poison aurait pu être introduit dans le cadre d’une tentative d’extorsion présumée. HiPP évoque de son côté une « interférence criminelle externe » ciblant spécifiquement le réseau de distribution SPAR Autriche.

La police criminelle du Burgenland a lancé un appel à témoins et travaille en collaboration avec les autorités fédérales autrichiennes. Les enquêteurs restent discrets sur les modalités précises de l’extorsion pour préserver le secret de l’enquête. À ce stade, aucun suspect n’a été formellement identifié.
Le siège européen de HiPP étant situé en Bavière, en Allemagne, les autorités allemandes ont également été associées à l’enquête. La collaboration internationale entre polices constitue un élément déterminant pour remonter la chaîne de la contamination et identifier les auteurs présumés.
HiPP, une marque de référence de l’alimentation infantile bio
HiPP est l’une des marques d’alimentation biologique pour nourrissons les plus reconnues en Europe, présente dans des dizaines de pays. Ce type de contamination volontaire de produits alimentaires à des fins d’extorsion est un phénomène rare mais particulièrement grave, car il cible des produits destinés aux populations les plus vulnérables. Les autorités européennes ont renforcé ces dernières années les protocoles de traçabilité et de surveillance des rayons alimentaires infantiles à la suite de plusieurs scandales sanitaires impliquant de grandes marques.
Une crise qui dépasse les seules frontières autrichiennes
L’affaire ne se limite pas à l’Autriche. Des pots suspects ont également été identifiés et saisis dans deux magasins Tesco en République tchèque, à proximité de la frontière autrichienne, ainsi qu’en Slovaquie. Les premières analyses menées dans ces pays ont confirmé la présence d’une substance toxique dans les échantillons prélevés.
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