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9 novembre 2026
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Norbert Tarayre affirme ne se verser « zéro salaire » dans son restaurant

« Là sur mon restaurant, je prends zéro salaire, zéro dividende. Je fais un restaurant pour faire flancher le gouvernement, n’importe lequel, et lui faire comprendre que la valorisation de la France se fait par la valorisation humaine », a-t-il déclaré.

Ses propos interviennent dans un climat de prix tendus. L’inflation a atteint 3,1 % sur un an en septembre, son plus haut niveau depuis plus de trois ans, tandis que les prix de l’alimentaire et de l’énergie flambent quand les salaires stagnent. La question de la revalorisation des salaires est au cœur des préoccupations des Français et figure dans les programmes des candidats à la prochaine présidentielle.

Le chef défend une vision proche de la sphère familiale: « Comme un chef de famille, on doit comprendre que chaque problème des gens qui nous entourent devient les nôtres, comme les nôtres deviennent le leur ».

3,1 %
C’est le niveau atteint par l’inflation sur un an en septembre, son plus haut niveau depuis plus de trois ans.

Fournisseurs payés sans négociation, Noël et jour de l’an fermés

La notion de « juste niveau » ne s’arrête pas, selon lui, aux salariés de la salle et de la cuisine. Elle concerne aussi les producteurs qui l’approvisionnent: « Tous les matins quand je me lève, je paye mes agriculteurs, mes producteurs, mes fournisseurs et je n’ai jamais négocié les prix ».

Le chef cite aussi des avantages qui ne figurent pas sur la fiche de paie. Il dit accorder à ses collaborateurs « des jours de récupération » et fermer son établissement « à Noël et au jour de l’an ».

Norbert Tarayre résume sa démarche par l’expression « capitalisme de parité »: « Ce n’est pas du social, c’est ‘Fais-moi gagner, tu gagnes’. Ils ne vont pas travailler que pour mon rêve, ils vont travailler pour leur rêve ».

Cagnotte de 10 000 euros, heures supplémentaires payées: les mesures décrites à Versailles

Dans un entretien accordé lors de la préouverture de La Table de Norbert, à Versailles, le chef détaille des mesures concrètes. « La priorité, c’est de prendre soin de l’équipe », explique-t-il: les heures supplémentaires sont payées et, si un employé risque de manquer son train après un service tardif, il lui paie le taxi.

Après deux mois, les salariés bénéficient déjà d’une semaine de vacances pour les fêtes. Norbert Tarayre a aussi prévu une cagnotte de 10 000 euros pour l’équipe: la casse en est déduite et, à la fin de l’année, les employés se partagent ce qui reste.

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