À la rentrée prochaine, la jeune femme entamera sa quatrième année de médecine, en parallèle d’un stage au CHU de Lille. Elle se destine à une carrière en cardiologie.
15 000 signataires et des soutiens institutionnels pour obtenir sa régularisation
La mobilisation en faveur de Rania Ameur a été considérable. Quelque 15 000 personnes avaient signé une pétition en ligne réclamant sa régularisation.

Parmi ses soutiens figurent Régis Bordet, président de l’Université de Lille, et Patrice Vergriete, ancien ministre et président de la communauté urbaine de Dunkerque. L’Université de Lille a exprimé son soulagement « qu’une solution ait été trouvée afin qu’elle puisse continuer ses brillantes études dans notre établissement ».
Arrivée légalement à 15 ans, bloquée administrativement à sa majorité
Rania Ameur est arrivée en France à l’âge de 15 ans, de manière légale, avec ses parents, dans la région de Dunkerque. C’est à partir de sa majorité qu’elle s’est vu refuser un titre de séjour, déclenchant mécaniquement la procédure d’expulsion.

« À partir du moment où on refuse le titre de séjour, l’OQTF est automatique. Et pour la plupart des gens, OQTF égale délinquance », a-t-elle déclaré. Elle souligne l’écart avec sa propre situation: aucune amende, un baccalauréat obtenu avec mention, et la présidence de l’association des étudiants en médecine de Lille.
Elle a décrit l’OQTF comme « une grande violence, une humiliation même ».
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