Les chiffres officiels confirment l’ampleur du phénomène. Depuis la commercialisation en 2019, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a recensé 1 600 cas graves liés aux médicaments de la famille des aGLP-1, dont fait partie l’Ozempic. Parmi eux, 65 décès. En France, environ 870 000 personnes sont actuellement traitées par ces molécules.
Cette procédure judiciaire pourrait marquer un tournant majeur dans l’encadrement de ces traitements devenus emblématiques de la médecine de la minceur. Le géant pharmaceutique se retrouve désormais face à une vague de contestation qui interroge la balance bénéfice-risque de son blockbuster.

Des Effets Secondaires Graves Dénoncés Par Les Patients
Les témoignages recueillis par Me Debuisson dressent un tableau alarmant. Les cas les moins sévères rapportent des douleurs abdominales persistantes, des vomissements récurrents et une gastroparésie, cette paralysie de l’estomac qui retarde sa vidange et provoque un inconfort digestif majeur.
Mais les complications les plus préoccupantes vont bien au-delà. Plusieurs patients souffrent d’insuffisance rénale nécessitant une prise en charge médicale lourde. D’autres ont développé des pancréatites, inflammation aiguë du pancréas potentiellement mortelle. Le cas le plus dramatique reste celui de cette patiente victime d’un accident vasculaire cérébral qui l’a privée définitivement de la vue.
Ces drames individuels s’inscrivent dans une tendance statistique inquiétante. Sur les 870 000 Français traités par des médicaments aGLP-1, 1 600 cas graves ont été officiellement signalés depuis 2019, aboutissant à 65 décès. Des chiffres qui interrogent d’autant plus que l’Ozempic était initialement destiné au diabète de type 2, non à un usage généralisé pour la perte de poids.
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