D’autres villes sont citées dans le mouvement, dont Nancy, Lille et Saint-Étienne. À Saint-Étienne, Régis Juanico a demandé à Patrick Bruel de faire « le choix de la raison » en annulant sa tournée, afin de laisser la justice travailler dans un climat plus serein.
Le gouvernement rappelle l’État de droit
Face à la multiplication des appels au retrait, Aurore Bergé a appelé à tenir ensemble deux principes. Interrogée sur RTL, elle a déclaré : « La première chose, c’est qu’il faut respecter la parole des victimes. Et la deuxième, c’est qu’il faut respecter la présomption d’innocence ».

La ministre a résumé cette ligne par une formule : « Ça s’appelle l’État de droit ». Cette prise de position ne tranche pas la question de l’opportunité morale ou politique des concerts, mais elle rappelle que les accusations ne valent pas condamnation.
Le débat se joue donc sur deux plans distincts. D’un côté, des élus et collectifs demandent un retrait au nom du respect de la parole des plaignantes. De l’autre, le gouvernement insiste sur la nécessité de préserver la présomption d’innocence tant que la justice n’a pas statué.
Pour comprendre
Les appels au retrait ne constituent pas une décision judiciaire. Ils s’inscrivent dans un débat récurrent sur la place des artistes mis en cause dans des affaires de violences sexuelles, entre soutien aux plaignantes, pression du public et respect de la présomption d’innocence.
Annulations au Québec et pression militante
La contestation a déjà eu des conséquences concrètes hors de France. Trois concerts prévus au Québec les 3, 4 et 5 décembre 2026 ont été annulés par l’organisateur Gestev, selon les médias consultés. Ces annulations ont renforcé la pression sur les dates françaises.
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