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21 juin 2026

Piégée par son mari sénégalais : mariage, divorce bloqué et 700 € par mois

Cette Bretonne pensait avoir pris toutes les précautions avant d’épouser un Sénégalais de vingt ans son cadet rencontré à Saly. Deux ans de relation, un contrat devant notaire, un mariage officiel à Mbour : rien n’a suffi à l’empêcher de se retrouver contrainte de verser 700 euros par mois à un mari dont elle cherche à divorcer depuis des années. Son témoignage illustre une réalité que les autorités françaises peinent encore à endiguer.

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En bref

  • Mariée en 2013 au Sénégal, elle demande le divorce dès 2015
  • Condamnée à verser 700 €/mois à son mari pendant la procédure
  • Les arnaques sentimentales ont bondi de 91 % en France en 2023

Saly, le piège du paradis : une rencontre trop belle pour être vraie

Tout commence lors d’un séjour à Saly, station balnéaire prisée de la Petite Côte sénégalaise, au sud de Dakar. Cette Bretonne, dont l’identité n’est pas dévoilée, y fait la connaissance d’un homme de vingt ans son cadet. La relation s’installe progressivement, au fil de voyages répétés entre la France et le Sénégal.

Saly, le piège du paradis : une rencontre trop belle pour être vraie
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Pendant deux ans, elle effectue deux à trois séjours par an. L’homme se montre attentionné, prévenant — il refuse même qu’elle s’occupe des tâches ménagères lors de ses visites. Tout semble réuni pour une histoire d’amour sincère.

Pourtant, certains signaux auraient pu alerter. Il lui arrive de réclamer de l’argent ou d’attendre des cadeaux à chaque venue. Elle les interprète comme des détails anodins et poursuit la relation, convaincue de la réciprocité des sentiments. Un premier engagement coutumier est conclu, avant que le couple n’officialise son union devant les autorités locales. Le mariage civil est célébré le 30 août 2013 à Mbour, ville côtière du Sénégal.

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Saly, capitale du tourisme sentimental

La station balnéaire de Saly, sur la Petite Côte sénégalaise, concentre depuis des décennies un phénomène documenté par des chercheurs : des hommes locaux, surnommés « antiquaires » ou « topp tubaab », y cultivent des relations affectives avec des touristes occidentales. Ces rencontres ne débouchent pas toutes sur des arnaques, mais le différentiel économique et l’isolement affectif de certaines voyageuses créent un terrain propice aux abus. Des sociologues parlent de « tourisme sentimental » pour désigner ces relations durables qui dissimulent parfois une véritable stratégie de captation financière.

L’arrivée en France : dès le premier soir, le masque tombe

En janvier 2014, son mari la rejoint en France. Dès le premier soir, une remarque trahit le changement de ton : « Tu n’as pas d’écran plat ? » Cette phrase, anodine en apparence, marque le début d’un glissement progressif.

L'arrivée en France : dès le premier soir, le masque tombe
Image d’illustration © TOPTENPLAY

En quelques mois, l’homme attentionné du Sénégal disparaît. Il multiplie les exigences, impose des règles, réclame de l’argent pour sortir. Il la réveille en pleine nuit pour lui demander de cuisiner ou de lui remettre des espèces. Le couple cesse bientôt de partager la même chambre.

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