La pizza à la tomate, c’est bien. La pizza blanche, c’est mieux — et ceux qui l’ont compris ne font plus machine arrière. Sans acidité qui écrase tout, les autres ingrédients existent vraiment. La courgette et le Tête de Moine en profitent pleinement.

Ingrédients :
- La pâte à pizza — Maison ou achetée, ça change vraiment le résultat. Maison : farine T45 ou T00, levure fraîche, un peu d’huile d’olive, sel, eau tiède — et au moins 1h30 de pousse à température ambiante. Du commerce : choisissez une pâte fraîche réfrigérée, pas surgelée. Les pâtes surgelées donnent souvent une texture caoutchouteuse qu’aucun four ne rattrape.
- La ricotta — Elle fait office de sauce. Prenez-la entière, pas allégée — la version allégée rend trop d’eau à la cuisson et détrempe la pâte. Une bonne ricotta doit être ferme sous la cuillère, presque granuleuse. Assaisonnez-la avec du sel, du poivre et une petite gousse d’ail râpée avant d’étaler.
- Les courgettes — Petites et fermes, pas les grosses courgettes d’août gorgées d’eau. Tranchez-les aussi finement que possible — idéalement à la mandoline, 2-3 mm max. Plus elles sont fines, plus elles cuisent uniformément sans rendre de liquide sur la pizza.
- Le Tête de Moine AOP — C’est le fromage qui donne son identité à cette pizza. Il se présente en petites rosettes obtenues avec un outil appelé girolle — si vous n’en avez pas, un économe en spirale fera l’affaire. Ne le mettez jamais avant la cuisson : la chaleur tuerait sa finesse aromatique. Il se pose sur la pizza chaude, à la sortie du four seulement, et fond doucement.
La pizza à la tomate, c’est bien. La pizza blanche, c’est mieux — et ceux qui l’ont compris ne font plus machine arrière. Sans acidité qui écrase tout, les autres ingrédients existent vraiment. La courgette et le Tête de Moine en profitent pleinement.

Devant vous : une pizza aux bords boursouflés couleur caramel clair sur les pointes, parsemée de disques de courgette translucides qui ont pris une teinte vert olive tendre à la cuisson. Les rosettes de Tête de Moine, posées à la sortie du four, gardent leur forme effilée mais s’assouplissent doucement sous la chaleur résiduelle. Ça sent la ricotta chaude, le fromage affiné en cave et cette légère fumée qu’ont les pizzas cuites à très haute température. Simple. Précis.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Les ingrédients en détail

Tous les ingrédients réunis : courgettes fraîches, fleurs de courgette, Tête de Moine AOP et les essentiels pour une base blanche réussie.
- La pâte à pizza : Maison ou achetée, ça change vraiment le résultat. Maison : farine T45 ou T00, levure fraîche, un peu d’huile d’olive, sel, eau tiède — et au moins 1h30 de pousse à température ambiante. Du commerce : choisissez une pâte fraîche réfrigérée, pas surgelée. Les pâtes surgelées donnent souvent une texture caoutchouteuse qu’aucun four ne rattrape.
- La ricotta : Elle fait office de sauce. Prenez-la entière, pas allégée — la version allégée rend trop d’eau à la cuisson et détrempe la pâte. Une bonne ricotta doit être ferme sous la cuillère, presque granuleuse. Assaisonnez-la avec du sel, du poivre et une petite gousse d’ail râpée avant d’étaler.
- Les courgettes : Petites et fermes, pas les grosses courgettes d’août gorgées d’eau. Tranchez-les aussi finement que possible — idéalement à la mandoline, 2-3 mm max. Plus elles sont fines, plus elles cuisent uniformément sans rendre de liquide sur la pizza.
- Le Tête de Moine AOP : C’est le fromage qui donne son identité à cette pizza. Il se présente en petites rosettes obtenues avec un outil appelé girolle — si vous n’en avez pas, un économe en spirale fera l’affaire. Ne le mettez jamais avant la cuisson : la chaleur tuerait sa finesse aromatique. Il se pose sur la pizza chaude, à la sortie du four seulement, et fond doucement.
- Les fleurs de courgette : Facultatives mais visuellement très belles. On les trouve en été sur les marchés ou en épicerie fine. Retirez simplement le pistil à l’intérieur, ouvrez-les délicatement et posez-les à plat sur la pizza juste avant d’enfourner. Elles deviennent translucides et légèrement croustillantes sur les bords.
La pâte : on prend le temps qu’il faut
C’est le week-end, donc on ne court pas. Si vous partez d’une pâte maison, pétrissez-la jusqu’à ce qu’elle soit lisse et légèrement collante — souple, presque élastique sous les paumes, pas du tout comme du plastique. Couvrez d’un torchon humide et laissez reposer. Une heure minimum, deux c’est encore mieux. La pâte va doubler de volume et développer des petites bulles d’air qui donneront ce bord alvéolé qu’on cherche. Quand vous l’étirez à la main, elle doit s’étirer sans résistance. Si elle revient en arrière, laissez-la encore dix minutes — elle n’est pas prête.

La base blanche, c’est elle qui porte tout
Fouettez la ricotta avec du sel, du poivre noir fraîchement moulu et une petite gousse d’ail râpée. Étalez-la sur la pâte étirée en laissant deux centimètres de bord libre — pas trop épaisse, une couche régulière d’environ 5 mm suffit. Disposez ensuite les rondelles de courgette en les faisant légèrement se chevaucher, comme des écailles. Si vous avez des fleurs de courgette, ouvrez-les et glissez-les entre les courgettes. Un filet d’huile d’olive sur tout. Une pincée de fleur de sel.
Au four, et on ne touche plus à rien
Votre four doit être le plus chaud possible — 250°C minimum, 270°C si vous pouvez. Préchauffez-le au moins 30 minutes avec la plaque à l’intérieur. Quand vous enfournez la pizza sur la plaque brûlante, vous entendez un léger sifflement : c’est la base qui cuit immédiatement par contact direct, et c’est exactement ce qu’on veut. Quinze minutes, pas plus. Les bords doivent être dorés comme du caramel clair, et les courgettes légèrement ratatinées, translucides, avec quelques pointes brun-vert sur les bords. Si le fond est encore pâle après dix minutes, descendez la plaque d’un cran.


