
Le 23 avril, la librairie prend le relais. En homme libre, trois cents pages publiées à L’Observatoire, constitue le socle programmatique et intime sur lequel Attal entend bâtir sa campagne. La première séance de dédicaces est fixée au 22 avril à Paris, avant une tournée dans plusieurs villes françaises.
L’opération culmine avec un grand rassemblement du parti Renaissance annoncé pour le 30 mai à Paris. La mécanique d’une pré-campagne est en marche, même si aucune candidature officielle n’a encore été déposée.
Pourquoi 2027 est un scrutin ouvert
Emmanuel Macron, arrivé au terme de son second mandat, ne peut constitutionnellement pas se représenter en 2027. Le bloc central — Renaissance, MoDem, Horizons — se retrouve pour la première fois sans candidat naturel issu du pouvoir. Dans un contexte où le Rassemblement national domine les sondages du premier tour, l’enjeu est de savoir si le centre sera capable de se rassembler autour d’un seul nom avant le scrutin.
Un programme ancré dans la rupture, un portrait sans filtre
Sur le fond, Attal articule sa vision autour de trois constats tirés de son passage à Matignon. Le premier : « l’entrave du pouvoir, notamment par nos finances publiques », un aveu que les marges de manœuvre de l’État restent étroites. Le deuxième : la France s’est muée en ce qu’il appelle une « vétocratie », un système où « quelqu’un est toujours en situation de s’opposer, de bloquer un projet ». Le troisième : « il faut changer radicalement notre façon d’exercer le pouvoir ».
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