
Il va plus loin en questionnant la réalité même de la vérification humaine : « Comment ne pas douter de la fiabilité de toute cette vérification humaine ? À mon avis, il n’y en a pas. C’est un travail à la chaîne où l’on ne fait pas vraiment attention. » Une accusation grave, qui pointe une dérive potentielle dans le traitement des infractions.
Pour les conducteurs concernés, la seule voie de recours reste la contestation de l’amende, en rassemblant tous les éléments susceptibles de prouver la présence d’un passager à bord. Une démarche fastidieuse, mais indispensable pour qui a été sanctionné sans avoir enfreint la moindre règle.
L’affaire des radars de covoiturage révèle les limites d’un système de contrôle qui n’a pas encore atteint la maturité nécessaire pour être déployé à grande échelle sans risquer de pénaliser des conducteurs innocents. Si la technologie de détection par intelligence artificielle présente des failles reconnues, c’est surtout la défaillance de la validation humaine qui interpelle : elle était précisément conçue pour corriger les erreurs de la machine. Tant que ces dysfonctionnements ne seront pas corrigés, les automobilistes concernés devront rester vigilants et ne pas hésiter à contester toute amende reçue sur ces voies lorsqu’ils étaient bien en règle.
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