
Pour les salariés du secteur privé — la majorité des chauffeurs-routiers —, l’âge minimal de départ est également fixé à 64 ans (ou entre 62 et 63 ans et 9 mois pour ceux nés avant 1968). Ils cotisent à la fois au régime général pour la retraite de base et à la complémentaire Agirc-Arrco.
Pour obtenir une pension à taux plein, il faut avoir validé au moins 167 trimestres de cotisation, l’année de naissance entrant également en compte. La pension de base est ensuite calculée sur 50 % de la moyenne des 25 meilleures années de salaire, ce qui explique en partie le niveau relativement modeste des pensions dans cette profession.
Le CFA, un dispositif créé en 1997 pour reconnaître la pénibilité du métier
Parce que le métier de chauffeur-routier est reconnu comme pénible, «les partenaires sociaux des branches du transport ont mis en place en 1997 un dispositif de départ anticipé», rappelle La retraite en clair. Ce dispositif s’appelle le Congé de fin d’activité (CFA) et s’adresse exclusivement aux chauffeurs ayant le statut de salarié.

Le CFA permet d’arrêter de travailler dès 59 ans tout en percevant une allocation. Il ne s’agit pas d’une retraite anticipée au sens légal du terme : l’Assurance retraite ne le considère pas comme tel. Le salarié reste donc en attente de l’âge légal pour liquider sa pension définitive.
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