Le rapport publié cette semaine ne laisse aucune ambiguïté : la mort du patient aurait pu être évitée. L’enquête identifie plusieurs défaillances dans la chaîne de soins. Malgré les alertes explicites des ambulanciers et des accompagnants permanents sur la nécessité d’antibiotiques intraveineux rapides, ces recommandations n’ont pas été intégrées dans la prise en charge. Le délai de 34 heures avant traitement, associé à un dosage insuffisant, constitue une rupture manifeste avec les standards médicaux pour ce type d’infection chez un patient à risque.
Face à ces conclusions accablantes, le groupement hospitalier de Doncaster et Bassetlaw présente des excuses officielles à la famille. L’établissement annonce le versement d’une compensation financière et s’engage à renforcer drastiquement ses procédures de prescription et d’administration des antibiotiques. Des mesures qui arrivent trop tard pour le quadragénaire, mais qui visent à éviter qu’un autre patient vulnérable ne subisse le même sort dans les couloirs de ces urgences.
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