Son engagement ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée. Consciente que les traitements qui lui permettent aujourd’hui de courir sont le fruit d’années de recherche, elle s’investit pleinement : participation à des études cliniques, formation à Sorbonne Université des Patients pour devenir patiente experte, rôle d’ambassadrice de la Fondation Arthritis. Pour elle, la maladie ne doit pas isoler mais rassembler, prouver que chacun, même atteint d’une pathologie chronique, a sa place sur une ligne de départ.
Car si Albane peut aujourd’hui envisager ce marathon, c’est précisément grâce aux progrès médicaux récents qui ont tout changé.

Spondylarthrite Ankylosante : Quand La Recherche Redonne L’Espoir
Ces progrès médicaux portent un nom : les biothérapies. Révolution thérapeutique des dernières années, elles ont radicalement transformé le pronostic de la spondylarthrite ankylosante, cette maladie inflammatoire chronique qui attaque principalement la colonne vertébrale et les articulations. Douleurs intenses, raideur progressive, limitation des mouvements : les symptômes impactent violemment la qualité de vie, particulièrement chez les adultes jeunes actifs.
Il y a encore une décennie, un tel diagnostic aurait définitivement fermé la porte à toute ambition sportive d’envergure. Aujourd’hui, grâce aux avancées thérapeutiques, les patients peuvent reprendre une activité physique adaptée. Les biothérapies contrôlent l’inflammation, réduisent significativement les douleurs et offrent une perspective impensable auparavant : celle de courir 42,195 kilomètres malgré la maladie.
Le parcours d’Albane incarne précisément cette révolution médicale. Là où la sentence « Tu ne pourras plus courir » aurait dû sceller son destin sportif, elle s’apprête à franchir la ligne d’arrivée du Marathon de Paris. Une victoire qui doit tout à la recherche, à ces années d’études cliniques, d’essais thérapeutiques, de financements dont elle est aujourd’hui l’une des premières bénéficiaires.

