La chanteuse Stone, bientôt 78 ans, a révélé avoir signé les documents nécessaires pour recourir au suicide assisté en Suisse. Ces confidences, livrées à plusieurs reprises sur C8, interviennent dans un contexte parlementaire tendu : le 12 mai 2026, le Sénat français a rejeté pour la deuxième fois le texte sur l’aide à mourir. Son témoignage donne un visage humain à un débat que la classe politique peine encore à trancher.
En bref
- —Stone a signé les papiers pour mourir en Suisse.
- —Le Sénat a rejeté l’aide à mourir le 12 mai 2026.
- —Une commission mixte paritaire doit trouver un accord.
« J’ai signé les papiers » : Stone a déjà tout prévu pour la Suisse
Invitée à plusieurs reprises dans l’émission de Jordan de Luxe sur C8, en 2024 puis en 2025, Stone — Annie Gautrat de son vrai nom — a livré des confidences d’une franchise rare sur la fin de vie. Elle a révélé avoir anticipé les démarches administratives liées au suicide assisté en Suisse : « J’ai déjà tout prévu. J’ai signé les papiers. »

Pour l’accompagner si ce moment devait arriver, l’artiste a désigné sa fille, Daisy d’Alba, comme personne de confiance. Elle est allée encore plus loin en évoquant sa réaction probable face à un diagnostic grave : « Je pense que si vraiment on me disait demain que j’étais atteinte de quelque chose de très grave, je ne chercherais même pas à faire les traitements, les chimios, je partirais direct. »
À la racine de ces convictions se trouve une expérience personnelle douloureuse. Stone a vu sa mère finir ses jours en établissement spécialisé, et le souvenir reste vif. « Je n’irai pas en maison de retraite. J’ai vu ma mère en maison de retraite, c’est une horreur royale ! » Pour elle, la question dépasse le confort ou les soins médicaux : elle touche à la liberté de choisir sa propre fin.
Le suicide assisté en Suisse : ce que prévoit le cadre légal
En Suisse, le suicide assisté est légal pour des personnes souffrant d’une maladie incurable et disposant de leur pleine capacité de discernement. Des associations comme Dignitas permettent à des ressortissants étrangers d’y recourir, après constitution d’un dossier médical et évaluation par un médecin suisse. La démarche implique également la désignation d’une personne de confiance pour accompagner le patient. Des Français font régulièrement ce voyage, faute de disposer d’un cadre légal équivalent dans leur pays.
Une artiste lucide sur sa vie, sans apitoiement
Derrière cette prise de position tranchée, Stone dresse un bilan de vie sans fard. Elle reconnaît vivre avec une retraite modeste — autour de 1 000 euros par mois selon ses propres déclarations — et ne masque pas les erreurs du passé. « Nous avons été insouciants », a-t-elle admis en évoquant la gestion financière de ses années de duo avec Éric Charden.


