
Pour Dorian Blayac, l’explication est probablement à chercher du côté du trafic transfrontalier. « C’est un animal qui a été récupéré à mon avis en Allemagne ou en Italie, où la vente est autorisée, puis ramené en France », analyse-t-il. L’animal aurait donc été acheté légalement dans un pays à la réglementation plus permissive avant d’être introduit illégalement sur le territoire français.
Le responsable de SOS Reptiles dénonce avec fermeté « les retombées du trafic d’espèces protégées » et annonce que l’association va déposer plainte. « La personne qui l’avait n’a pas le droit de l’avoir. Elle fait prendre des risques à tout le monde », pointe-t-il. Si le propriétaire reste pour l’heure non identifié, cette affaire illustre concrètement les dangers que fait peser sur le public la détention clandestine d’animaux exotiques dangereux.
La commune de Castelginest reste en état d’alerte tant que le cobra à lunettes n’aura pas été localisé et mis en sécurité. Si les spécialistes rappellent que l’animal ne cherche pas à attaquer, l’urgence est double : protéger les habitants d’un contact accidentel potentiellement mortel, et sauver le reptile lui-même des températures encore fraîches du printemps occitan. Au-delà de la traque, cette affaire met en lumière les failles persistantes dans le contrôle de la détention d’animaux exotiques dangereux en France, et les risques bien réels que font peser sur la collectivité ceux qui s’affranchissent d’une réglementation pourtant explicite.
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