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24 juin 2026

Un neurone artificiel à 0,1 volt proche du vivant

Des chercheurs de l’Université du Massachusetts ont conçu un neurone artificiel capable, selon Science & Vie, de communiquer avec des neurones biologiques. L’article, publié le 24 juin 2026 et présenté comme déjà paru le 8 octobre 2025, renvoie à des travaux publiés dans Nature Communications sur des composants neuromorphiques fonctionnant à très basse tension.

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En bref

  • Un neurone artificiel à basse tension
  • Des nanofils protéiques au cœur du dispositif
  • Des applications encore expérimentales

Un neurone artificiel conçu pour fonctionner près du vivant

Selon Science & Vie, les chercheurs ont mis au point un neurone artificiel capable d’échanger des signaux avec des neurones biologiques. Le sujet relève de l’intégration neuromorphique, un domaine qui cherche à concevoir des composants électroniques inspirés du fonctionnement du cerveau.

Puce neuronale expérimentale sur paillasse de santé
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’article rappelle que les neurones biologiques reçoivent des informations par leurs dendrites, les traitent dans leur corps cellulaire, puis les transmettent sous forme d’impulsion électrique le long de l’axone. Ce fonctionnement sert de modèle aux systèmes neuromorphiques, qui ne cherchent pas seulement à calculer vite, mais à traiter l’information d’une manière plus proche du vivant.

Science & Vie relie cette recherche à un enjeu de santé : lorsqu’un neurone meurt ou dysfonctionne, les conséquences peuvent toucher la motricité, la mémoire ou les sensations. Aucune application médicale directe n’est toutefois annoncée dans l’article source.

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0,1 volt, une tension comparable aux neurones biologiques

Le chiffre central de l’article est la tension de fonctionnement du dispositif. Science & Vie rapporte, en citant ScienceAlert, que les versions précédentes de neurones artificiels utilisaient des tensions bien plus élevées.

Mesure de basse tension pour intelligence artificielle neuromorphique
Image d’illustration © TOPTENPLAY

« n’enregistre que 0,1 volt, ce qui est à peu près la même chose que les neurones de notre corps », a déclaré Jun Yao, ingénieur à l’Université du Massachusetts, selon Science & Vie.

L’étude Nature Communications consultée sur ces travaux indique des tensions de 40 à 100 mV, soit un ordre de grandeur proche des potentiels électriques utilisés par les neurones biologiques. Ce point est important : un signal trop fort peut rendre l’interface moins compatible avec des cellules vivantes.

D’après les chercheurs cités dans cette étude, les memristors précédents fonctionnaient plutôt entre 0,2 et 2 V. La réduction de la tension pourrait donc faciliter, à terme, des dispositifs plus économes et plus adaptés aux interfaces entre électronique et tissus biologiques.

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