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27 juillet 2026
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Wor Shu Duck : le Canard Croustillant Cantonais aux Amandes

Résultat final
Le Wor Shu Duck servi sur son plateau avec légumes sautés et amandes effilées — un classique cantonais des grands restaurants américains des années 60.

Imaginez l’assiette devant vous : des tranches de canard d’un brun acajou profond, la panure légèrement rugueuse au toucher, les légumes sautés qui brillent encore de la chaleur du wok. L’odeur, c’est celle de la badiane qui a imprégné la chair pendant des heures, mêlée aux notes grillées de la sauce soja foncée. Sous la dent, la croûte cède d’abord — un craquement sec, presque satisfaisant — puis la chair apparaît, sombre, juteuse, fondante. Les amandes effilées dessus, légèrement toastées. Un plat qui sent l’histoire.

Pourquoi vous allez adorer cette recette

La texture, vraiment : Croûte croustillante, chair qui fond. Ce n’est pas une promesse marketing — c’est le résultat direct du processus : braisage lent, pressage, friture. Chaque étape a une vraie raison d’être.
On fait presque tout la veille : Braiser, désosser, presser — c’est le travail du soir. Le lendemain, il ne reste plus qu’à paner et frire. Ce n’est pas une recette de dernière minute, mais c’est une recette qui se gère.
Un plat disparu que tu ressuscites : Le Wor Shu Duck a presque totalement disparu des menus depuis les années 80. Le cuisiner chez soi, c’est retrouver quelque chose qu’on ne peut plus vraiment commander nulle part.
Le bouillon de braisage se congèle et se réutilise : Ce fond parfumé à la badiane et à la sauce soja — c’est un trésor. On le filtre, on le congèle, et le prochain canard n’en sera que meilleur.

Les ingrédients en détail

Ingrédients

Tous les ingrédients du Wor Shu Duck réunis : canard entier, épices aromatiques, condiments et légumes pour le wok.

  • Le canard entier (1,8 à 2 kg) : Prends un canard de taille moyenne. Les gros canards de plus de 2,5 kg fonctionnent mais demandent plus de temps. Évite les canards à rôtir trop maigres — tu as besoin d’un peu de gras pour que la chair reste juteuse après la friture.
  • Bouillon de volaille (à la place du vin de Shaoxing) : Le vin de Shaoxing est l’alcool de riz classique de la cuisine cantonaise. On le remplace ici par un bouillon de volaille concentré — ça apporte le fond umami sans l’alcool. Prends un bon bouillon, pas le cube dilué à l’eau tiède.
  • Sauce soja claire + sauce soja foncée : Les deux ne font pas le même travail. La claire apporte le sel et le goût. La foncée donne cette couleur brun profond à la peau et caramélise légèrement à la cuisson. Sans la soja foncée, le canard ressort pâle visuellement.
  • Badiane (anis étoilé) : 3 à 4 étoiles suffisent. C’est l’arôme signature du plat — cette note légèrement réglissée qui imprègne la chair pendant le braisage. Si tes étoiles sont vieilles et sans odeur, change-les. Une badiane éventée, c’est inutile.
  • Amandes effilées : Elles vont par-dessus à la fin, toastées à sec 2 minutes dans une poêle jusqu’à ce qu’elles sentent la noisette grillée. C’est le petit détail qui distingue le Wor Shu Duck d’un simple canard frit.

Braisez à couvert, à feu doux, sans soulever le couvercle toutes les cinq minutes

C’est la première étape et la plus importante. Dans une casserole juste assez grande pour contenir le canard, fais revenir le gingembre tranché, les oignons nouveaux et la badiane dans un peu d’huile pendant 2 minutes — l’arôme qui monte doit être franc, presque entêtant. Ajoute ensuite le bouillon de volaille, les deux sauces soja, le sel et le sucre. Porte à ébullition, puis glisse le canard délicatement. Couvre, réduis le feu au minimum et laisse frémir 20 minutes par face — retourne-le deux fois pour un total de 80 minutes. La peau doit passer du rose cru à un brun profond, comme du chocolat noir fondant.

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