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15 juillet 2026
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239 000 € d’allocations: l’enquête partie d’un mauvais courrier

Les allocations familiales perçues en raison de la présence déclarée de plusieurs enfants se seraient ajoutées aux versements de l’assurance-chômage. Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas de déterminer précisément la part des 239 000 euros attribuée à chaque organisme.

239 000 €
Le montant total des allocations qui auraient été détournées en environ deux ans.

De faux emplois suisses pour toucher jusqu’à 12 000 €

La plus grande partie des sommes aurait été obtenue grâce à de fausses attestations d’employeurs établis en Suisse. Le suspect aurait déclaré des périodes d’activité qu’il n’avait jamais effectuées, avant de présenter les documents nécessaires à l’ouverture de droits en France.

Travailleur transfrontalier tenant un dossier professionnel
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les périodes réellement travaillées en Suisse peuvent être prises en compte pour l’assurance-chômage française, sous certaines conditions. Le document U1 sert notamment à certifier les périodes d’emploi ou d’assurance accomplies à l’étranger. La situation diffère pour les travailleurs frontaliers, dont les droits sont examinés selon leur résidence et leur rythme de retour en France.

Le dispositif présumé aurait permis de cumuler plusieurs indemnisations sous des identités distinctes. Certains mois, les allocations chômage auraient atteint 12 000 euros. Cette somme représente un maximum mensuel rapporté au cours de l’enquête, et non un versement régulier cumulé de la CAF et de France Travail pendant deux années complètes.

Comment les périodes travaillées en Suisse sont vérifiées

France Travail et le Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale confirment que des périodes d’emploi suisses peuvent être retenues pour examiner des droits en France. Le demandeur doit notamment présenter le document U1 délivré par l’institution compétente, qui récapitule les périodes effectivement accomplies.

Une comparution envisagée à Saint-Nazaire en 2027

Le suspect aurait été placé une première fois en garde à vue en mars 2025. Il aurait reconnu une grande partie des faits lors de ses auditions et expliqué aux enquêteurs avoir dépensé les sommes obtenues dans les jeux d’argent. Ces déclarations n’ont pas encore été examinées dans le cadre d’un jugement public.

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