Un adolescent de 15 ans est décédé le 23 avril 2026 dans sa chambre, à bord de la péniche familiale amarrée sur le canal du Midi à Béziers, derrière le stade de Sauclières. L’autopsie, ordonnée après que le médecin du Smur a opposé un obstacle médico-légal, a confirmé une intoxication au monoxyde de carbone. Aucune intervention extérieure n’est en cause : le drame est purement accidentel.
En bref
- —Un ado de 15 ans retrouvé mort sur la péniche familiale à Béziers
- —Cause confirmée : intoxication au monoxyde de carbone
- —Ses parents étaient absents le jour du drame
Une découverte macabre sur le canal du Midi
Le jeudi 23 avril en fin d’après-midi, un adolescent de 15 ans est retrouvé sans vie dans sa chambre, à bord de l’une des deux péniches familiales arrimées sur le bord du canal du Midi, derrière le stade de Sauclières à Béziers. C’est sa sœur qui a fait la macabre découverte, après avoir alerté ses parents de n’avoir pas vu son frère depuis la veille.

La veille du drame, le jeune garçon s’était plaint d’une grande fatigue auprès de sa sœur et était allé se reposer sur l’embarcation. Ce signe, qui paraissait anodin, était en réalité le symptôme précoce d’une intoxication déjà en cours.
Ses parents étaient ce jour-là exceptionnellement absents : ils avaient conduit deux autres de leurs enfants à Lyon et à Marseille pour passer des concours. C’est sur instruction de leur mère, qui appelait pour avoir des nouvelles, que la sœur a enfoncé la porte fermée de la chambre — pour y trouver son frère sans vie. Les secours, alertés immédiatement avec le voisinage, n’ont pu que constater le décès.
L’autopsie confirme : un poison invisible et silencieux
Face à la mort inexpliquée d’un adolescent de 15 ans sans antécédents connus, le médecin du Smur a opposé un obstacle médico-légal, déclenchant l’ouverture d’une enquête judiciaire par le parquet de Béziers et le transfert du corps à l’Institut médico-légal du CHU de Montpellier pour autopsie.

Les résultats sont sans ambiguïté : le jeune garçon est mort d’une intoxication au monoxyde de carbone. L’examen a également permis d’exclure formellement toute intervention extérieure. Le décès est accidentel.
La fatigue intense signalée la veille prend rétrospectivement tout son sens : elle correspondait à l’un des premiers signes d’une intoxication progressive. Le garçon s’était endormi dans sa chambre pendant que le gaz continuait de se concentrer, sans qu’aucun signal — ni odeur, ni couleur — ne puisse l’alerter.


