
Les premières publications ont présenté l’accident comme la conséquence d’une baignade clandestine. D’après le récit d’une résidente repris par plusieurs médias, le groupe serait entré sans autorisation et aurait été invité à quitter les lieux avant le drame. Un témoin interrogé par La Dépêche assurait, de son côté, que les jeunes avaient été avertis du danger alors qu’ils chahutaient dans le bassin.
La profondeur a rapidement occupé une place centrale dans le récit. La Dépêche évoquait un plongeon dans une partie du bassin profonde de 1,08 mètre, tandis que la copropriété affirmait qu’un panneau indiquait des profondeurs comprises entre 1,08 et 2,20 mètres. Alexandra, membre de la copropriété, déclarait à BFMTV: « La situation est dramatique. Néanmoins, ce n’est pas notre faute ».
L’accès aurait été autorisé par un locataire de la résidence
La qualification de « squatteur » a été formellement rejetée par Me Antoine Chambolle, l’avocat de la victime. Selon la version qu’il a donnée au Figaro et à La Dépêche en septembre 2024, son client accompagnait deux amis, dont l’un connaissait un locataire de la résidence. Ce locataire, titulaire d’un bail régulier, leur aurait ouvert l’accès à la piscine.

« Mon client n’est pas un squatteur », a déclaré l’avocat à La Dépêche. Il a également affirmé au Figaro que le jeune homme avait accédé au bassin « avec l’autorisation d’un résident de la copropriété ». La présence éventuelle du locataire au moment précis de l’accident n’était toutefois pas établie, Me Chambolle indiquant ne pas savoir s’il se trouvait encore sur place.
L’avocat n’a pas pour autant exclu toute imprudence de son client. Au Figaro, il a reconnu qu’« il est possible que mon client ait été négligent », ajoutant que le jeune homme connaissait mal la configuration des piscines privées. Cette déclaration distingue deux questions: le droit d’accéder au bassin et le comportement adopté lors du plongeon, qui ne produisent pas les mêmes conséquences en matière de responsabilité.
En septembre 2024, aucune plainte ni assignation n’existait
L’autre élément central du récit, une action judiciaire lancée contre les copropriétaires, n’était pas confirmé. Le 19 août 2024, Crédit Agricole Immobilier, alors présenté comme gestionnaire de la résidence, déclarait à La Dépêche ne faire l’objet d’aucune assignation. Le média local ne retrouvait par ailleurs aucune trace d’une plainte pénale liée à l’accident.

En septembre 2024, Me Chambolle confirmait qu’« il n’y a aucune procédure judiciaire à ce stade ». Son cabinet avait seulement adressé, en juin, un courrier demandant des renseignements sur le dispositif de sécurité, la signalisation, la conformité et l’entretien de la piscine. L’objectif annoncé était de comprendre les conditions de l’accident avant de décider d’éventuelles suites civiles et d’une demande d’indemnisation.
Selon l’avocat, ce courrier aurait été interprété par une copropriétaire comme l’annonce d’une attaque en justice. Cette lecture a ensuite alimenté des reportages et des articles affirmant qu’un squatteur réclamait déjà réparation. Le 5 septembre 2024, La Dépêche qualifiait ce récit de « fake news ». Aucune source publique fiable retrouvée depuis ne confirme qu’une action a finalement été introduite.
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