
Le commentaire officiel d’une décision du Conseil constitutionnel précise trois conditions: un élément incorporé au bâtiment, une ruine ayant causé le dommage, puis un défaut d’entretien ou un vice de construction à l’origine de cette ruine. Une rampe rompue, un garde-corps effondré ou une tuile tombée peuvent relever de ce régime. Aucun défaut comparable n’était publiquement établi dans le dossier de la piscine.
La réglementation impose par ailleurs un dispositif destiné à prévenir les noyades pour les piscines de plein air enterrées: barrière, couverture, abri ou alarme répondant aux exigences prévues par le Code de la construction et de l’habitation. Ces obligations visent notamment l’accès des enfants de moins de cinq ans. Leur respect ne tranche pas, à lui seul, la responsabilité civile liée au plongeon d’un adulte.
Si un litige était engagé, l’examen pourrait porter sur la configuration du bassin, les équipements présents en août 2022, l’information donnée aux usagers et le comportement de la victime. Une expertise serait susceptible d’éclairer ces points, avant toute décision sur une éventuelle faute, un partage de responsabilité, l’intervention de l’assurance de la copropriété ou le montant d’une indemnisation.
La prochaine étape connue dépend toujours des documents de sécurité et d’entretien demandés par l’avocat de la victime, ainsi que de sa décision d’engager ou non une action civile. En l’absence d’assignation rendue publique, les questions essentielles demeurent ouvertes: quels équipements étaient installés le 6 août 2022, quelle signalisation était visible et une expertise relie-t-elle l’accident à un défaut du bassin? Seule une procédure documentée permettrait ensuite d’évaluer la responsabilité de la copropriété, celle de la victime et le rôle des assurances.
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