Suivez-nous
2 septembre 2026
Derniers articles

Amputée des quatre membres, verbalisée sur une place handicapée

Une contravention sur une place réservée à Toulouse
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La situation surprend d’autant plus la mère de famille qu’elle est lourdement handicapée. Âgée de 45 ans et installée à Marssac-sur-Tarn, elle est amputée des quatre membres depuis 2015, après une grave infection. Elle vit avec des prothèses et conduit une voiture adaptée.

Dans son esprit, elle était garée sur un emplacement auquel elle pensait avoir droit. L’article source précise que sa carte mobilité inclusion était valide, mais que cette validité n’a pas empêché la verbalisation.

De 135 à 375 euros, l’amende s’alourdit

Au moment de la contravention, Warda Carles se trouve dans une situation personnelle particulière. Elle explique que l’avis a été posé sur son véhicule la veille de son départ pour un voyage de trois mois, programmé de longue date. « J’étais en panique, je ne savais pas quoi faire », raconte-t-elle.

De 135 à 375 euros, l’amende s’alourdit
Image d’illustration © TOPTENPLAY

À son retour, début mars, le dossier a changé d’échelle. Les courriers recommandés reçus pendant son absence ont été renvoyés. L’amende initiale de 135 euros est alors majorée à 375 euros.

La mère de famille dit avoir multiplié les appels et les déplacements entre services pour tenter de comprendre la procédure. « Ils m’ont fait tourner en bourrique », déplore-t-elle auprès de France 3 Régions, cité par Midi Libre.

375 €
C’est le montant finalement prélevé après majoration de l’amende initiale de 135 euros.

La mention de la CMI au cœur du désaccord

La mairie de Toulouse avance une explication administrative : seule une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées » autorise l’usage des emplacements réservés. Selon la municipalité, Warda Carles disposait d’une carte mentionnant « invalidité », insuffisante pour ce type de stationnement.

La mention de la CMI au cœur du désaccord
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette distinction est prévue par les règles nationales. La CMI peut comporter plusieurs mentions : « stationnement », « priorité » ou « invalidité ». La mention « stationnement » permet de se garer sur les places réservées et d’utiliser gratuitement certaines places ouvertes au public. La mention « invalidité », elle, ouvre notamment des droits liés à la priorité, aux transports ou à certains avantages fiscaux.

Le site de Toulouse Métropole précise aussi que les places réservées sont destinées aux titulaires d’une CMI-s ou d’une carte européenne de stationnement, et que la carte doit être apposée de manière visible derrière le pare-brise. La collectivité indique que l’usage non autorisé expose à une amende forfaitaire de 135 euros, majorée à 375 euros.

Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook