
D’après la Royal Horticultural Society, les rhizomes des bambous traçants se développent généralement dans les 30 premiers centimètres du sol et peuvent avancer de plus d’un mètre par an lorsque les conditions leur sont favorables. Ils restent parfois invisibles jusqu’à l’apparition d’une pousse dans une pelouse, un massif ou de l’autre côté d’une clôture.
Les bambous en touffe suivent une autre dynamique. Les Fargesia, cités par la source et par la Royal Horticultural Society, conservent des cannes rapprochées, tandis que les espèces traçantes étendent leur colonie à distance. Cette distinction doit être vérifiée avant tout nouvel aménagement extérieur, particulièrement lorsque la plantation longe une limite de propriété.
Supprimer chaque repousse peut demander plusieurs années
Couper toutes les cannes une seule fois laisse les réserves souterraines en place. Le bambou peut alors produire de nouvelles pousses grâce à l’énergie accumulée dans ses rhizomes. Le titre de la source ne doit donc pas être compris comme une interdiction de couper: c’est la coupe isolée, sans suivi, qui échoue à régler le problème.

La méthode non chimique décrite par l’Université du Maryland repose au contraire sur la suppression continuelle du feuillage. Chaque nouvelle canne doit être cassée ou coupée avant de reconstituer une surface foliaire durable. Privé de photosynthèse, le réseau souterrain consomme progressivement ses réserves. L’université précise que cette stratégie exige de la persévérance et peut prendre plusieurs années.
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