📌 Brésil : une femme poignarde son coiffeur pour une frange ratée

Posted 10 mai 2026 by: Admin #Cuisine

Le 5 mai 2026, dans un salon de coiffure du quartier de Barra Funda à São Paulo, une femme de 27 ans a sorti un couteau de son sac et poignardé son coiffeur dans le dos, lui reprochant d’avoir raté sa frange. L’agression, intégralement captée par les caméras de surveillance, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux brésiliens. La suspecte, Laís Gabriela Barbosa da Cunha, a été arrêtée sur place et a reconnu les faits.

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En bref

  • Une femme poignarde son coiffeur à São Paulo le 5 mai
  • Motif invoqué : une frange jugée complètement ratée
  • Le coiffeur parle d’une tentative d’homicide

Une agression en plein salon, captée par les caméras

C’est en milieu de journée, dans un salon de coiffure du quartier de Barra Funda, dans l’ouest de São Paulo, que la scène se déroule. Laís Gabriela Barbosa da Cunha, 27 ans, se rend dans l’établissement où elle est déjà cliente, visiblement dans un état d’agitation.

Une agression en plein salon, captée par les caméras
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les images des caméras de surveillance, diffusées par la chaîne brésilienne TV Globo, montrent la jeune femme engager une discussion avec le coiffeur Eduardo Ferrari, qui lui tourne le dos, occupé à s’occuper d’une autre cliente. En quelques secondes, elle plonge la main dans son sac, en sort un couteau et lui plante la lame dans le dos.

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Le coiffeur, légèrement blessé, prend aussitôt la fuite. La suspecte est rapidement maîtrisée par d’autres employés du salon et des agents de sécurité présents sur place. La police intervient et procède à son arrestation sans résistance. Elle reconnaît les faits sans détour.

« Ma frange ressemble à Cebolinha » : la version de la suspecte

Peu après son arrestation, une vidéo de Laís Gabriela Barbosa da Cunha s’exprimant sur les raisons de son geste fait le tour des réseaux sociaux brésiliens. Dans ces images, la jeune femme justifie l’agression par une coupe qu’elle juge entièrement bâclée.

Image d’illustration © TOPTENPLAY

Elle accuse le coiffeur d’avoir utilisé des ciseaux-rasoirs pour effiler sa frange, déformant selon elle complètement le résultat. « Il a pris mes cheveux et les a effilés avec des ciseaux-rasoirs. Si vous regardez bien, ma frange ressemble à celle de Cebolinha », déclare-t-elle, en référence au personnage emblématique de la bande dessinée brésilienne Turma da Mônica, célèbre pour sa frange hachée et désordonnée.

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La suspecte affirme également avoir alerté le salon par message WhatsApp après la prestation, mais que l’établissement aurait mis deux jours à lui répondre. Elle dit disposer de photographies de l’état de ses cheveux avant et après la coupe, évoquant aussi une fragilisation préalable liée à un traitement chimique.

Dans la même vidéo, elle reconnaît avoir proféré une insulte homophobe en direction du coiffeur juste avant de passer à l’acte — un aveu spontané qui constitue une infraction distincte dans le droit pénal brésilien.

« Tentative d’homicide » contre « violences volontaires » : le débat juridique

Pour Eduardo Ferrari, la qualification des faits ne souffre aucune ambiguïté : « C’était une tentative d’homicide », a-t-il affirmé. Le coiffeur estime que le coup porté dans le dos, par surprise et sans avertissement, révélait une intention de tuer.

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Image d’illustration © TOPTENPLAY

La police brésilienne a néanmoins retenu une qualification plus restrictive. La suspecte est poursuivie pour violences volontaires et menaces, des chefs d’accusation qui n’impliquent pas la démonstration d’une intention homicide. Cette différence n’est pas anodine : elle influe directement sur la peine encourue.

La distinction entre tentative d’homicide et violences volontaires repose, dans la plupart des systèmes pénaux, sur la preuve d’une intention de donner la mort au moment des faits. Un couteau planté dans le dos peut être interprété différemment selon les éléments du dossier, le contexte de l’altercation et les conclusions de l’enquête. C’est désormais au parquet de São Paulo de trancher.

Homophobie et droit pénal brésilien

En 2019, le Tribunal suprême fédéral brésilien a reconnu l’homophobie comme un crime, la soumettant aux mêmes peines que le racisme. L’insulte homophobe reconnue publiquement par la suspecte constitue donc une infraction pénale distincte, susceptible d’alourdir les charges retenues à son encontre. Cette dimension s’ajoute aux chefs de violences volontaires et menaces déjà retenus par la police.

Un litige qui couvait depuis un mois

Après la diffusion des images, le salon a pris la parole sur les réseaux sociaux pour apporter des éléments de contexte. L’établissement précise que Laís Gabriela Barbosa da Cunha avait réalisé un soin capillaire trente jours avant l’agression — et non une simple coupe de frange récente.

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Un litige qui couvait depuis un mois
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Selon la version du salon, la cliente était revenue ensuite pour exprimer son mécontentement et exiger le remboursement intégral des prestations effectuées. Cette chronologie contredit partiellement le récit de la suspecte, qui présentait son geste comme une réaction à un manque de réactivité du salon face à ses réclamations.

L’affaire a rapidement pris une dimension médiatique nationale au Brésil. La vidéo de l’agression, relayée par plusieurs grandes chaînes, a suscité une vague de réactions — entre indignation générale face à la violence commise, et stupéfaction devant les circonstances. Le salon n’a pas communiqué sur d’éventuelles suites civiles à l’encontre de l’ancienne cliente.

30 jours
C’est le délai qui séparait le soin capillaire contesté de l’agression au couteau dans le salon, selon la version du salon publiée sur les réseaux sociaux.

L’affaire de São Paulo dépasse le simple fait divers. Elle illustre comment un différend commercial ordinaire peut basculer dans la violence grave, et soulève des questions sérieuses sur la protection des professionnels face aux clients mécontents. La qualification exacte des faits — violences volontaires ou tentative d’homicide — reste à trancher par le parquet brésilien, et son issue déterminera la peine réelle encourue par Laís Gabriela Barbosa da Cunha. Eduardo Ferrari, légèrement blessé physiquement mais profondément affecté par l’agression, attend désormais que la justice lui reconnaisse pleinement le statut de victime qu’il revendique.

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